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Si vous lisez ces lignes, c’est que vous, lecteur, avez un secret espoir au fond de vous-même : « Peut-être qu’enfin, je tiens le bon livre, celui qui va me permettre d’atteindre cet Éveil que je recherche depuis si longtemps. »
Mais, Denis Marie est très clair sur ce sujet : « Tout espoir, toute démarche, toute pratique, tout rituel, c’est justement ce qui empêche l’éveil de s’actualiser ». Car, continue-t-il : « Nous voulons l’Absolu, le Ciel, alors que nous y sommes déjà. Notre nature est là, pareille au ciel qui nous environne, inséparable de nous et de tout. Il n’y a rien à faire, aucun lieu où se rendre en dehors de cette ouverture, de cet espace. »
En conséquence, toute idée de pratique, de rituel, de vouloir faire, nous éloigne immédiatement de chez nous. « Quel chemin emprunter pour nous rendre là où nous sommes déjà ? » Mais alors, que faire ? L’auteur, aussitôt, réfute toute notion de “faire”. « Faire, ne pas faire, c’est pareil. Ce sont encore des stratégies qui vont nous engager vers un but, dans le temps, plus tard. Et l’Éveil est encore différé. » Le lecteur déconcerté se retrouve “coincé”.
Alors, peut-être qu’au fil des pages, l’esprit va enfin abdiquer, va renoncer. Plus de recherche. Mais alors, qu’est-ce qui est là, ici, dans cet instant ?
« La Présence spontanée, Ce qui Est, l’immuable Soi, la Tranquillité, le Voir, la Conscience Pure.» Autant de mots pour désigner notre “Simple Nature”. L’Éveil ne nous a jamais quitté. C’est en ce sens qu’il est ordinaire. « Tout est éveillé depuis toujours », répète Denis Marie.
Dans un style simple, utilisant les mots de la vie courante, Denis avec un amour
infini, nous ramène inlassablement au fil des pages, « là où nous n’avons jamais cessé d’être. »
Jean Danet (18-11-07)
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