Qui prétend que nous sommes “égarés” ?
Parce que nous validons l’idée d’un “égarement”, nous validons aussi l’idée d’un “chemin” et donc celle de “retrouvailles”. Nous donnons de l’ascendance à une de nos idées et il s’en suit un chapelet d’idées. Dans nos pensées nous voulons une certitude, une confirmation, du fait que nous avons permis à l’une d’elles de nous mettre en cause. Ce sont seulement des idées ! Elles existent parce que “nous Sommes” et que nous les faisons exister. Ce n’est pas le reflet qui a le pouvoir de nous confirmer. C’est “celui” qui voit le reflet. Sans “celui” qui se tient devant le miroir, il n’y aurait pas de reflet. Par ailleurs, “celui-ci” n’a pas besoin de se regarder. Il n’a pas besoin de confirmation.
















Merci Denis
Clarté, évidence de ce que nous sommes, aucun besoin de confirmation!
Tout est une surimposition, une collection de pensées. à partir du concept de prisonnier nous cherchons à être libres.
Mais libre de quoi? de qui? d’un concept, remplacé par un autre concept?
Nous sommes avant tout concept, n’est-ce pas évident! Ne pas agrémenter « l’histoire » ne pas s’agiter « dans l’histoire » laisser apparaître et disparaître le reflet et pointer le doigt vers soi!
Merci de cette clarté.
Bonjour Denis,
J’entends bien qu’il vaut mieux éviter d’être dupe même des pensées les plus nobles ?
Mais cette affirmation d’une grande noblesse n’est-elle pas encore une tentative de récupération ?
Quelque chose encore de « factice » comme tu le disais l’autre jour ?
Bonne journée
Jean-Claude
Bonjour Jean-Claude,
Encore un écho !
Denis
Cher Denis,
Chers vous tous,
Et après avoir compris cela?
Je sais, le faire et ne pas faire – inévitable question pour le mental.
Alors, abandonner la recherche? Je le veux bien, mais impossible en ce qui me concerne. Le désir est toujours là, même si c’est le mental qui s’exprime.
Continuer à vivre en étant conscient de tout ce manège du mental?
Bien à vous,
Mouloud
Bonjour à tous, bonjour Mouloud,
Non, c’est plus simple.
Tout ce que tu dis est pareil à un reflet, comme tout ce que je dis, « of course !”
Encore un écho !
Bien à tous
Que reste-t-il lorsque nous ne validons plus aucune idée ?
Ni éloignement … ni chemin… ni retrouvailles ?
Que reste-t-il si nous ne suivons aucune idée…
ni ancienne ni nouvelle ?
Que reste-t-il si aucune confirmation n’a besoin de surgir ?
Le silence…
Devant nos yeux…
l’espace s’éveille éveillé…
L’arbre ondule plus vivant que jamais,
la fleur, l’herbe, l’air, le ciel, le temps, l’instant,
tout s’épanouit d’une Unique Présence…
La Nôtre…
Le silence…
Dans notre coeur…
l’espace s’ouvre à la Joie,
la Présence sait, sent, s’offre…
La place est libre… infinie…
le coeur danse, il joue, savoure…
La place est légère… éternelle…
le coeur jubile, sans peur… apaisé…
Qui suis je alors ?
Tout et rien …
De tout coeur
Chers ami(e)s,
Ce n’est pas au mental de décider si il doit agir ou non.
Il y a le mental qui s’extériorise et ainsi s’identifie avec son corps, ses échos et crée des séparations ;
Il y a le mental qui retourne à la source de lui-même, poussé par le magnifique désir de réalisation, de bonheur, de connaissance de soi.
Désirer être sans désir est une grâce.
Pas d’hésitations : la pratique du retour en soi, du « qui suis-je ?, doit être intense et tenace. Ramana disait que ce n’était pas une pratique à mener de temps en temps mais permanente jusqu’à ce que l’effort s’abandone de lui-même dans la pure Tranquillité, que l’identification à son corps ait fusionné dans notre véritable nature. Nisargadatta disait que sans ferveur, c’était tout à fait impossible…
A force d’expérimenter que nous sommes pure conscience, la reconnaissance que nous ne sommes pas le corps-mental deviendra peu à peu évidente.
L’attraction du mental est telle, quel boulot !
Dernier point : que ce soit dans le bouddhisme zen ou dans l’enseignement de Ramana Maharshi, il est dit (comme le disait denis dans « qui suis-je ») que dès qu’on laisse passer une pensée, dés qu’on lâche le mental, il y a réalisation. Après, ce n’est qu’une affaire de sérieux, de persévérance, de coeur dans cette pratique.
« Qui suis-je » ?
Fu ni
Bonjour Fu ni,
Si j’ai bien compris ton commentaire, tu « penses » qu’il y a un mental qui…
Comment le mental peut-il s’extérioriser, s’identifier, ou avoir des échos ?
Le mental n’existe pas ! c’est une idée, un vide !
Le mental n’a aucune source, aucune réalité, aucun désir….
Le mental peux disparaître, là, maintenant !
Reconnaître cette irréalité, c’est simplement ne plus alimenter l’illusion et Voir la Réalité…
Comment un reflet dans un miroir pourrait-il avoir un quelconque pouvoir ?
… « Sans » celui » qui se tient devant le miroir, il n’y aurait pas de reflet »…
c’est « celui-ci » qui valide une illusion !
Alors, l’interrogation se transforme en une affirmation
non pas qui suis-je, mais JE SUIS !
Bien amicalement
Irina
D’abord merci à Irina pour cette fraîcheur si juste dans les questions et si simple dans « La place est libre… infinie…le coeur danse, il joue, savoure…La place est légère… éternelle…
le coeur jubile, sans peur… apaisé… »
cela sonne juste, une douce mélodie qui est reconnue en soi!
Bonjour Fu ni
Pour ma part dans la question que pose Denis
«Qui prétend que nous sommes “égarés” ? » lorsque tu dis «L’attraction du mental est telle, quel boulot ! »
-J’ajouterai, oui quel boulot pour le mental ! Mais n’est-ce pas ce boulot dont se fortifie et se régale lui-même le mental…(car il est ce boulot lui-même)….l’écho entretien l’écho, en rajoute et se rend indispensable afin de se maintenir lui-même.
La question de Denis en la saisissant non pas avec la tête, mais avec le cœur de ce que nous sommes fait un saut, un bond immédiat vers Soi, pas la peine de se préoccuper de l’écho car l’écho est sans fin, et donc tout ce qui va avec.
Comme dit Irina «Devant nos yeux…l’espace s’éveille éveillé… » ! Pour ma part c’est là où nous sommes tout le temps, peu importe ce qui s’y passe…l’écho de l’écho de l’écho reste toujours un écho (sourire). Laissons l’ouverture, l’accueil, la présence nous laisser prendre et les échos divers et variés passer.Ainsi nous sommes disponibles pour accueillir.
Bonne journée
Chère Irina, cher vincent et tous,
D’abord merci à vous pour votre générosité.
Irina tu dis « Voir la réalité » : cela est impossible, la réalité ne sera jamais vue, elle est celle qui voit.
Tu écris aussi qu’il suffit de ne pas alimenter l’illusion : est-ce ton cas, ne l’alimentes-tu jamais ? Es-tu toujours pure Présence jamais absente dans les pensées ?
Ce qui importe ce n’est pas « d’affirmer Je suis » ou de savoir (comme les sages et l’expérience même nous le disent)
que le mental est vacuité car cela n’est qu’une pensée mais d’Être.
Celui qui est sans peur, sans désir, sans pensées, sans séparation. Est-ce ton cas ?
Il s’agit donc d’incarner le Soi.
La biographie de Ramana nous montre qu’il ne reflétait que le Soi : face à la mort, aux menaces extrêmes, aux insultes, aux louanges, il n’a pas bougé d’un poil de la Tranquillité. Nulle trace de désir (y compris sexuel), de différenciations : il est ce qui est.
Tant que je suis pas convaincu à 100 pour cent que je ne suis pas ce corps-esprit, tant qu’il y a des tendances à l’identification, la seule solution est de se confronter totalement et amoureusement à la vacuité de l’égo via le « qui suis-je? ». Qui constate la vacuité, qui entend le silence, qui voit la « place éternelle »?
Ainsi le mental est détruit et non fortifié par ce retour en soi car comment le mental pourrait-il voir le mental ? C’est la conscience qui voit le mental et c’est elle seule qui réalise.
Paix et Amour,
Fu ni !
Bonjour Fu ni,
Tu as raison,
il y a beaucoup de choses que je ne connais pas.
Mais Voir la réalité et la source qui l’anime…
Voir au-delà du mental, voir avec les yeux du coeur…
Voir en soi… ce qui déborde, ce qui inonde…
goûter, cette rencontre silencieuse en soi-même…
se fondre dans l’instant… répondre sans question…
Oui, je ne sais m’exprimer qu’à partir de ce que je suis.
Ce que je suis n’a pas de quantité et ne peut pas être évalué,
je ne peux rien en dire, je ne peux que communiquer la joie que je suis.
Toujours, jamais, demain, hier, le temps sont les mots du mental
qui ne représentent aucune réalité.
À la pointe de l’instant s’ouvre l’espace de la Présence éternelle…
Se découvre le silence…
S’impose alors les paroles du coeur…
S’impose alors les actions du coeur…
Tout le reste me paraît bien illusoire…
Je suis très heureuse de te répondre, merci.
Belle journée pour tous !
Irina
Chers lecteurs, chères lectrices,
Quelques précisions :
Ce Journal ou blog n’est pas un lieu de polémiques et de débats pour savoir qui à raison et qui à tort. Il n’y a pas grand-chose de spirituel dans une attitude qui ne diffère pas de celle du “monde extérieur” et de l’illusion. Ce n’est pas non plus un endroit pour promouvoir et faire des comparaisons avec les enseignements des autres maîtres. Il existe d’autres sites ou forums dédiés à cela. Ce site est consacré au livre “L’éveil ordinaire, le don du cœur“. Il a pour vocation d’y développer les thèmes abordés, ainsi que d’en expliciter le message.
Il est toujours possible d’échanger des vues et d’émettre des commentaires si cela s’avère opportun. Afin d’éviter les dérives, prenons le temps d’adopter une « écoute », de nous demander si notre propos vient de “soi” et du “cœur”, ou si c’est le mental qui veut argumenter.
Merci de bien vouloir respecter cette ligne éditoriale.
En toute amitié, Denis Marie
Merci Denis pour ce rappel essentiel !
De tout coeur,
Irina
Et un vent frais souffla, les arbres frémirent, puis …le silence, plus d’écho….un grand sourire!
Merci Denis, avec amour.
Cette question ; «Qui prétend que nous sommes “égarés” ?
Est tellement juste, vraie, que ce qui me semble prodigieux, de folie, de paradoxe, de maladie mentale c’est qu’à travers la « croyance » au concept « d’égarement » des tonnes de livres, de religions, de méthodes, de philosophies, de faire, de pas faire, de je dois, je ne dois pas, il faut mériter pour, soit récompensé…, soit puni… etc….ont donné naissance et engendré le « concept d’éveil » comme une carotte mentale qui perpétue elle-même l’illusion !
Le mystère de notre nature véritable doit être dotée d’un humour et d’un rire prodigieux face à notre « sérieux » qui s’invente un chemin qui se punit « d’égarement » pour avoir une récompense « l’éveil » c’est tout de même à mourir de rire !
Bises du matin et rire de la journée !