Réaliser et se libérer

Nous ne vivons pas tels des Êtres éveillés parce que, bien que nous comprenons la nature vide de notre “personnage”, en réalité, nous ne le voyons pas constamment et aussi nous continuons d’y croire.

Nous pouvons comprendre et accepter nombre d’enseignements afin de réaliser. Pour ce qui est de la croyance qui se trouve ancrée plus profondément, cela relève davantage d’un “sevrage” ou d’une désintoxication.

Plus nous contactons notre “impersonnalité” afin de lui laisser la place, plus la croyance en notre “personnage” perdra de la force et finira par s’épuiser. Soit nous la nourrissons, soit nous l’affaiblissons.


Note : “Contacter” ou, mieux encore, se laisser contacter…
Je reviens sur cette “place”, cette ouverture que nous pouvons autoriser.
Notre esprit est comme un pois sauteur qui, frénétiquement, rebondit d’idée en idée.
Aussi, il est crucial de l’ouvrir, de le désamorcer, et ce, dans le sens le plus “physique” du terme.
Il y a un discours intérieur qui nous saoule, qui nous enferme et qui ne permet pas le repos, l’apaisement.
Être ICI, est suffisant… Être avec Ce qui Est… simplement… sans la nécessité d’un discours.
Se donner une “Pause”… voilà un premier pas vers le “sevrage”.

Se désintoxiquer, ce n’est pas faire quelque chose de compliqué.
C’est seulement “arrêter d’en prendre”.
Cessez d’affirmer le “personnel” et l’impersonnel sera là, il reviendra au premier plan.
Il a toujours été ici. Seulement, il était masqué par un jeu incessant.

Billet écrit par Denis Marie

Auteur de “L'éveil ordinaire, le don du coeur”, publié aux éditions l'Originel-Charles Antoni, en novembre 2007.

  1. 45 commentaires

    • Daniel a dit :

      AHA….là il me semble que que nous touchons à qqchose d’essentiel, cher ami!

      Ta dernière phrase me semble aussi pleine de vérité, et de conséquences … Même sil y a je crois un affaiblissement généralisé qui va dans le bon sens

    • Michel Bily a dit :

      Bonsoir Denis et merci pour ce voyage,à travers chacun,au fil de ce journal,ou tout le dragon existentiel humain apparait dans les locutions et interdépendances de tous et maintenant, dans la conscience.Je sens le moment impérieux d’oser participer et témoigner de vécus impersonnels ,lors de séances de Qi Gong.La séance a lieu sous les tilleuls au bord d’un bras de mer qui rencontre une rivière;la pratique :ètre en intimité,sans habitude ,maintenant,les pieds parallèles sur la terre,les genoux fléchis pour atténuer les cambrures de notre arbre de vie,la colonne vertébrale et aligner nos cervicales pour sentir la tète comme faisant un avec le corps,relacher la poitrine pour sentir la vastitude du dos pour acceuillir la respiration,les bras arrondis devant soi et mettre en regard les paumes vers le ventre,afin de commencer cette improvisation d’habitation de son dos en équilibrant les forces contraires de la station spatiale du corps,et,par des micro mouvements et de manière interne maintenir vivante la posture,par attention.Par attention le simple vécu d’ètre là sans histoire,immobile et non figé,dans la brise,la lumière,présent dans son ressenti.Le fait d’ètre attentif(sans tension) à plusieurs zones de soi simplifie la vie cérébrale au point ou c’est penser et se séparer,se départir de ce qui est ou ètre dedans et gouter à l’insoutenable légèreté d’Etre!Quand le cercle des acteurs commencent à faire partir du paysage,interroger en le découvrant soi-mème qui agit en soi,ou est-il?et de vérifier à partir de la posture vivante en reliance avec la terre qu’il ne reste que très peu de connu,la conscience venue de nullepart comme une feuile de papier à cigarette le sol sous les pieds, vivant et illimité!En fait il n’y a personne et c’est si vivant.Une grande ferveur à découvrir,la sensation d’etre entier et l’épanouissement de vertues naturelles comme la bonté et l’élan d’un coeur calme.Ne pas se voir faire une expérience et en finir avec la reflexivité duelle en demeurant intimement dans ce qui est vivant, par attention.Tout advient et mème la Parole s’appuit sur la vacance de ce qui est vu et vécu maintenant et l’énergie du Voir nous fait trouver dans l’instant les mots qui vont traduire la vivance de l’Etre et non vouloir dire quelque chose à partir de la mémoire et du personnel.Alors quand l’habitude d’ètre quelqu’un refait son apparition avec tout l’histogramme de croyances et de souvenirs de blessures et d’expériences de séparation de la vie que nous sommes,alors tordez le cou à ces chimères et apprenez au passage quels sont vos attachements et vos peurs dans le rève virtuel de la séparation.

    • vincent a dit :

      Je me joins à Daniel dans son exclamation…oui là nous touchons quelque chose de simple, de direct et d’essentiel……merci Denis!

    • Irina a dit :

      Merci Michel de partager ton ressentis si Vivant…

      Oui, je rejoins Daniel et Vincent,

      nous touchons ici un point essentiel,

      … » sevrage « …  » désintoxication « …

      Entendre vraiment les paroles de ce billet,

      c’est sauter dans  » la cure  » à l’instant…

      Toutes les cellules se mettent à vibrer…

      Résonne l’écho du désir profond d’Être….

      Jaillit la Joie de la Présence amoureuse…

      S’oriente l’esprit vers le coeur…

      et s’y abandonne…

      Merci Denis !

    • vincent a dit :

      En fait selon chacun, c’est ce que nous faisons tous……selon son ardeur, ce feu qui consume le personnel par ce « voir »! Cette soif en soi de soi pour Soi, œuvre ! Cette « cure » de désintoxication ce sevrage se font selon notre « intensité » ce Désir premier qui est « Présence » et qui prend le pas sur toute autre désir secondaire. Cet amour de nous-mêmes, de qui nous sommes vraiment est plus fort que tout ! Aimons Cela et plongeons ! Les croyances s’effritent, les histoires meurent…..et cet espace, accueil, conscience s’impose d’eux-mêmes, ce fond qui nous saisit à travers la Forme !

    • Nordine a dit :

      OUAWW c’est si lointain toutes vos phrases. Croyez vous que l’un d’entre vous puisse décrire comment ca se passe l’impersonnalité d’une manière manière pragmatique , dans les faits et gestes de tous les jours…..Genre se reveiller, boire son café , prendre une douche , aller au travail…..Vous voyez, dans tous ces momenst banals de la vie qu’est ce qui se passe pour vous au niveau mental, au niveau énergie au niveau ressenti….

      J’aimerais ,si c’est possible, Denis ou un autre , que tu décrives un jour de ta vie (du film ou du rêve comme tu dis) afin que je puisse ressentir et voir plus présisément ce dont tu parles.

      Y a un moment , l’autre soir ,j’ai eu l’impression que l’être etait tout simplement mes faits et gestes (aussi impulsifs, beau ou laids qu’il soient ) bruts, tels qu’ils sortes spontanéments, avant que la pensée les récupères les juges et les analyes. Et après dès qiue l’histoire revient on prête pas attention et on reste dans le rien…

      Mais je vois que m’a compréhension est plus du domaine intellectuelle , même si il y a du ressenti.

      Voilà ce qui explique ma demande. J’espères que vous m’aurez compris.

      A plus

    • Irina a dit :

      Bonjour Nordine,

      Je vais essayer de donner un sens vers une réponse, mais la Réponse ne peut être que la tienne, de ta propre expérience…

      «… j’ai eu l’impression que l’être était tout simplement mes faits et gestes (aussi impulsifs, beau ou laids qu’ils soient)

      bruts tels qu’ils sortent spontanément, avant que la pensée les récupère les juges et les analyses. »

      C’est cela, juste cela…

      Être situé, en même temps au centre de l’espace qui est le nôtre, à l’intérieur de soi et à l’extérieur de soi…

      Le pied se pose sur le sol, en mêmes temps qu’une foule d’informations

      qui viennent toucher toute notre conscience.

      Voir, ressentir est notre Réalité, la pensée ne procure aucune sensation…

      Les mots restent toujours dans l’imaginaire, dans le rêve…

      Les mots sont toujours intellectuels…

      Il n’y a que du ressenti !

      La réelle compréhension est expérimentale…

      … Mais nous faisons trop de « bruit » pour le vivre…

      Rien n’est banal, les perceptions sont en éveils et avec eux ce sentiment merveilleux d’être simplement là pour goûter, découvrir,

      participer, aimer et répondre à toutes sollicitations de la Vie.

      Tout ce qui vient en nous et à nous, est pour nous !

      La pensée est la seule à nous dire le contraire…

      Alors, prendre sa douche… boire son café… attendre dans un embouteillage… ou recevoir une triste nouvelle…

      se vit paisiblement, avec le coeur ouvert prêt à être le moteur d’une réponse…

      En toute amitié

    • Nordine a dit :

      Merci IRINA,

      j’aimerais avoir un éclaircissement sur une chose s’il te plaît.

      « ce sentiment merveilleux d’être simplement là pour goûter, découvrir,

      participer, aimer et répondre à toutes sollicitations de la Vie » : c’est beau cette phrase . CA fait penser à un enfant qui ouvre grand ses yeux et qui découvre le monde. Et cet enfant c’est NOUS dans toute NOTRE simplicité. Avant que les  » IL faut que…. » arrivent dans sa tête et qu’il s’identifie à eux. Et c’est juste ça qu’ON a envie de ressentir , rien de plus. Moi c’est quand je suis malade et que j’ai de la fièvre que je rentre dans cet état ( et d’ailleurs j’ador ces moment ..hi hi). Comme le corps est détendu et que le mental c’est qu’il ne peut pas entrer en action , il n’intervient plus et la j’ai l’impression qu’on apprécie plus le goût des choses. Bref , jvais pas sortir à poil dehors pour attraper la crève!!!

      Donc voilà , des désir d’autre chose , toujour AUTRE chose! Pour moi le désir le plus tenace est d’être en compagnie. J’en sui même arrivé à passer des soirée avec des gens à qui je n’avais rien à dire , mais aussi à rester 5 ans avec une fille avec qui je n’était pas du tout en résonnance! Qu’en penses-tu toi de la peur ou d’être seul ou désir de compagnie? Pour ma part , je pense qu’à la base c’est naturel de vouloir voir des gens pour partager . Mais le problème surgit quand ce désir n’est qu’une compensation de la frustration que peu provoquer la solitude, d’être juste là face à soi-même dan le vide! C’est sûrement du à un manque de présence, car quand je suis seul je ne retrouve pas ce ressenti doux et chaleureux ….

      Bref voilà , j’ai l’impression de me parler à moi-m^me et ça fait pas de mal!!! ahhahah Mais si c’est paroles font résonner en toi ou à quelqu’un d’autre quelque chose je serais râvi de l’entendre.

      Bien à vous

      Nordine

    • Irina a dit :

      La pensée projette toujours un désir de plus… sans fin!

      Découvrir le goût de sa propre vie, Être et se sentir Vivant,

      en relation avec tout, sans distinction,

      suffit à combler nos incertitudes…

      La Joie ne vient jamais de l’extérieur, à cause de l’extérieur…

      Elle est en nous et ne demande qu’à rayonner…

      Comme dit Denis dans ce billet :

      « Plus nous contactons notre « impersonnalité » afin de lui laisser la place,

      plus la croyance en notre « personnage » perdra de la force, et finira par s’épuiser.»

      Se faire confiance… malgré et avec les pensées… qui disent le contraire…

    • Daniel a dit :

      Bonsoir Nordine, Irina et tous.

      Rigolo ce que tu dis Nordine sur la fièvre m’a rappelé que moi aussi c’est un état qui ramène pas mal de « presence à moi-même ». Parce que comme tu dis, on est tout faible, on peut pas faire grand chose, alors on est juste là, à siroter une boisson chaude, ou à se planquer sous une couette épaisse, et l’esprit peut pas faire des plans mirobolants… alors le présent, le goût du présent, est ressenti plus directement.

      Et effectivement, comme Irina l’a très bien dit dans sa première réponse, « c’est cela, juste cela »…

      Elle l’a tellement bien dit que je prend un risque en essayant une 2ème réponse! Mais Nordine tu l’as bien dit aussi en parlant de cet enfant et notre simplicité : Moi la manière dont je vois ca est que notre impersonnalité est cette simplicité essentielle, ce ressenti avant les pensées de jugement, cette présence qui est toujours en nous et qui « vit » la vie avant que notre esprit y ajoute tout un baratin.

      Donc pour en revenir au billet de Denis, « laisser la place » à notre impersonnalité c’est pour moi voir et revoir que dans toute situation il y a d’abord notre « impersonnalité », qui vit la vie seconde par seconde, sans pensées et sans aucune histoire, puis notre personnalité, qui juge, décide, espère ou désespère, etc, et qui continue à construire une histoire.

      Sans attendre que le raconteur d’histoire en nous se taise un jour, on peut voir que son histoire est une histoire, et que nous vivons par ailleurs…

      Mais ce qui me frappait dans la dernière phrase de Denis est que soit on affaiblit la croyance, soit on la renforce… Le personnage, l’histoire, n’ont aucune importance, mais notre croyance en lui se renforce ou s’affaiblit selon ce qu’on « en fait », de cette croyance, et selon qu’on laisse ou non la place à notre impersonnalité.

      C’est bien mon impression. L’impersonnalité, quand on la laisse s’installer, bouffe la personnalité de l’intérieur, l’affaiblit même si ses apparences extérieures ne changent pas ou peu.

      Mais pour laisser cela se poursuivre tranquillement il faut accepter qu’on EST PAS du tout celui qu’on croyait être depuis qu’on s’est créée une histoire dans notre enfance, et que en acceptant cela, et en laissant la place à notre impersonnalité, notre personnalité va rapidement prendre l’eau et s’écrouler de toute parts…

      Ou si on accepte pas ca, car c’est assez dur à accepter par l’esprit qui est l’accepteur en chef, voir en tout cas que c’est ainsi, que notre impersonnalité précède notre histoire, et qu’on est pas notre histoire, même si l’esprit ne peut s’y résoudre, et laisser tomber toute résistance face a cette vérité, même si l’esprit ne l’accepte pas…

      C’est une belle vérité à laquelle rendre les armes, que de voir que nous sommes cette impersonnalité immuable, ouverte à la vie comme le jour de notre naissance, et que tout ce qu’on a fait entre les deux ne l’a pas entamé d’un iota, ni tachée ni blasée ni épuisée… rien, rien rien, nous sommes toujours aussi beaux, purs, aimants, vivants!

    • Denis a dit :

      Oui, Peut-être que ta question, sous son aspect candide, “ne laisse pas la place” Nordine… Encore un tour du “personnel” ! ? Finalement, n’est-ce pas une sorte de question fermée ? Comment le personnel pourrait-il comprendre “l’impersonnel” ??

    • vincent a dit :

      un petit mot Nordine

      nous savons au fond de nous par « cette Présence » à la vie que nous sommes!

      Nous appréhendons déjà intuitivement en nous que notre « vastitude » englobe tout ce qui émerge, nous ne sommes pas dupe intérieurement, mais nous faisons encore semblant , « nous voulons encore croire à Notre histoire, au personnel »!

      Mais ce qui est « nous », veut encore jouer à se croire quelqu’un, quelque chose…..mais au fond de notre cœur quelque chose sait et n’est pas dupe! C’est cela même qui est source de joie et paix. Nous l’avons reconnu maintes fois et nous continuons à nous distraire dans l’histoire, le personnel comme pour ajourner des retrouvailles qui sont toujours là, et il ne tient qu’à nous d’y plonger en cessant de se prendre pour ce qu’on est pas! L’esprit ne pourra jamais comprendre car nous sommes « avant » et quoi qu’il dise cet esprit, nous en avons l’intime conviction avant même de nous penser!

    • vincent a dit :

      Ps: il suffit de reposer là en toute confiance et laisser cela « être » ce qu’il est, et que nous sommes toujours……

    • Je dirais que nous pouvons aussi continuer de « jouer le jeu » juste pour le plaisir, puisque nous sommes incarnés, et ce n’est plus un besoin…

      Peindre un tableau, écrire un texte, rire en se taquinant, planter des fleurs ou des légumes dans son jardin…

      Toutes les croyances, même la plus ancrée, se dissolvent tot ou tard d’elles-mêmes par la compréhension profonde jaillissante du Vivant…

      L’expérience n’appartient-elle pas encore à l’illusion ? N’implique-t-elle pas encore un expérimentateur ?

      Coucou Michel, joie de te voir ici… tu as donc franchi le pas ;o)

      Merci Denis de nous mieux pointer l’essentiel, Merci à tous

    • Nordine a dit :

      Denis j’avoue tu m’a mis une claque! je ne sais pas quoi dire :

      « ta question sous son aspect candide » , »Comment le personnel pourrait-il comprendre “l’impersonnel” ?  » encore un tout du personnel »

      Mais qui démarre cette quête alors? C’est pas le personnel qui se sent insatisfait? j’croyais….que si !!! Bref je ne sais rien à rien . Je sais juste que je vais arrêter de c hercher 24h et pis ça va revenir je vais revenir aux lectures et pis voilà!!

      Qu’est ce que cette part d’impersonnel en NOUS : c’est ce que tous le monde à de commun… et comme tous le monde est différent physiquement et de caractère… c’est ce qui reste. Ouai ca tourne bien comme réponse…. il reste juste une présence… de la vie dans un corps…animé …qui parle … qui ce distingue bien d’un autre …qui dit MOi et toi….

      Désolé pour ceux que mes bavardages incessant gêneraiient… mais bon j’ai le droit d’exister aussi…. et ça c’est qui qui vient d’le dire??? le personnel???

      ahh ahah SOURIRES

      Merci à tous et à bientôt

      • Daniel a dit :

        Je trouve que ce que tu nommes tes « bavardages incessants » sont super intéressants et bien sincères, donc moi je te dirais pas que ca me gêne.

        Le fait que tu ai demandé plusieurs fois des explications en mots simples m’intéresse car on est plusieurs ici a aimer des formules un peu imagées, parfois poétiques, parfois lyriques, et je me dis toujours que ca doit pas simplifier la compréhension de tous donc un effort supplémentaire vers un langage simple est bienvenu.

        Ensuite ton analyse de « ce qui reste » après la claque de Denis me paraît arriver au bon endroit quand tu dis : « il reste juste une présence… de la vie dans un corps…animé …qui parle … qui ce distingue bien d’un autre …qui dit MOi et toi…. »

        Ben oui c’est bien ca dont il est question, juste ca, la présence dans ce corps animé qui parle, distingue etc.

        Juste cette présence… mais il y a tout dans cette présence!

    • Nordine a dit :

      Eb relisant mes mots j’ai l’impression qu’ils sont froids et sans vie!!!!

      • Daniel a dit :

        Oui quand on tâte de la présence, c’est progressivement tout le reste qui apparaît froid et sans vie…

        Et c’est pas une impression. C’est un apercu de la réalité. La vie n’est pas ce qu’on en pensait. Elle n’est pas dans nos pensées, nos mots, etc. Il sont toujours morts, ou plutôt sans vie car ils n’ont jamais été vivants.

        Ce qu’on a eu l’habitude d’appeler « ma vie » et « ma personnalité » sont aussi froid et sans vie, depuis le début.

        Heureusement la présence dont tu parles plus haut, elle, est la source de toute la chaleur et de toute la vie de l’univers! Et nous somme ceci !

        Ca revient un peu a « perdre » une existence humaine, que l’on découvre « froide et sans vie », mais en découvrant que nous sommes en réalité des dieux, source de vie…

    • Nordine a dit :

      JE SUIS TOUT !!! et je n’ai donc VRAIMENT besoin de personne ! le language typique de l’égoîste de base qui à peur des autres !!!

      Merci Daniel pour ta réponse c’est sympa se discuter avec vous gens de la lune!!

      A plus

    • Nordine a dit :

      OUAWWW tu t’es arrêté de chercher alors toi Daniel? tu as trouvé ce que tu voulais….ou comme pourraît parler la vision claire / la recherche s’est elle terminée dans ce corps esprit?

      • Daniel a dit :

        Oui j’ai trouvé ce que je voulais, ce qu’on veut tous.

        Toi aussi tu l’as trouvé : c’est cette présence dont on parlais…

        Ca n’est rien d’autre, mais on a du mal à le croire, d’abord parce qu’on imagine des choses incroyables ou débiles, mais aussi parce qu’on ne se laisse jamais le temps de voir tout ce qu’elle est, cette présence qu’on est.

        Après avoir « trouvé » ca, donc, lui laisser de la place et laisser s’affaiblir la croyance en notre personnage, notre corps etc, c’est un processus toujours en cours pour moi. Et c’est bien le sujet de ce billet de Denis, qui m’a fait réagir…

    • vincent a dit :

      j’ajouterai Nordine, impersonnel, personnel….fond, Forme…rien d’important dans cela …des concepts, des croyances mentales…. »qu’est ce qui est vrai ici, pour nous » disait Denis dans un billet…….à regarder et à vivre de prés…..pour moi « cette Présence » est ,et s’impose avant tout commentaire toutes pensées, toutes croyances! Nous sommes! et d’ici, selon chacun c’est quand même « le vivant », le vécu, ce qui reste et demeure quelle que soit l’histoire, la Présence est merveilleuse, ordinaire, source de tout ce qui se fait se vit personnel…impersonnel..fond …forme! N’est-ce pas expérimenté directement en chacun?

      Ne dis tu pas toi-même « il reste juste une présence… de la vie dans un corps…animé …qui parle …  » n’est -ce pas direct? Tout n’a t-il pas lieu, expérience, silence, etc….par « cette Présence?

      Bonne journée à tous!

    • Denis a dit :

      Je poursuis et précise à la suite de ce que dit Vincent. (“Note” en bas du billet)

    • vincent a dit :

      Merci Denis

      « Être ICI, est suffisant… Être avec Ce qui Est… simplement… sans la nécessité d’un discours.

      Se donner une “Pause”… voilà un premier pas vers le “sevrage”. »

      c’est tout à fait ça, et cela se suffit à lui-même, pour moi c’est plus qu’un sevrage c’est une « reconnaissance » qui nous saisit…elle est tellement directe, car en fait c’est le vivant même sans histoire!

    • Bonjour à tous, depuis quelques mois , accompagnée par vos écrits, je me laisse etre dans ma présence, et depuis quelques temps, mon fils adolescent me répond parfois grossièrement et les disputes avec son frère, ainsi que leurs cris m’envahissent intensément,je suis devenue hyper sensible au vacarme quotidien, aussi je voudrai savoir comment regarder nos ados , car le mental me dit fortement de ne pas laisser les laisser faire !

      • Denis a dit :

        Bonsoir Danielle,

        Être dans la “Présence” peut aussi devenir une sorte de technique. La Présence n’est qu’un aspect de la Nature éveillée. Être “à Soi-même”, “en Soi”, “à notre Cœur” est plus complet. En cela, il y a la Présence, mais aussi la Bonté fondamentale, la Sagesse, et d’autres qualités.

        La Bonté nous apporte la patience et la capacité de recevoir les agressions avec amortis et transparence. Du fait que nous ne sommes plus réactifs ou irritables, nous gardons l’écoute envers le “maître intérieur” qui nous enseigne, nous guide. Nous obtenons habileté, discernement, humour… et tout cela nous aide à répondre de façon appropriée aux différentes situations que nous rencontrons.

    • Mu a dit :

      « Désolé pour ceux que mes bavardages incessant gêneraiient… mais bon j’ai le droit d’exister aussi…. et ça c’est qui qui vient d’le dire??? le personnel???

      ahh ahah SOURIRES »

      Nordine quand tu dis cela, c’est tellement drôle, tu peux pas savoir…(ça m’a tellement fait rire. Pour « moi », c’est ça l’éveil, la joie sans personne qui soit joyeux. Tout le reste, c’est que des mots, des complications, mais qui peuvent être utiles, jusqu’à un certain point, puis il faut tout lâcher et rire ou en tout cas ne rien prendre au sérieux.

      Merci à toi!

    • Michel a dit :

      Quand la présence s’installe,c’est mystérieux,c’est comme avoir été choisi par la lumière consciente à un instant ou je suis libéré de tout but à atteindre,que je ne veux rien d’autre que ce qui est et en mème temps débrayé de toute acte personnel,un instant d’intimité agréable ou la gratitude d’ère là est éprouvé simplement.Pour ma part quand la présence est comme descendue,ce fut physique entre les omoplates ,une pression qui gagna le milieu de la poitrine ,puis le cou et la tète et est redescendue comme une eau tiède sur le devant du corps,les jambes jusqu’aux pieds et là après quelques respirations bien incarnées,la sensation d’un calme inhabituel comme une absence incarnée,une coupure de courant qui laisse supposé qu’il y a quelquechose en moins et ce n’est qu’au bout de quelques instants que la vie que je suis me fait comprendre directement que le « moi » et la sensation d’un « je »ont disparu et que ce qui répond présent est là depuis toujours, comme un fond, un arrière plan,qui se déploie et prend toute la place en soi et que la présence me donne comme compréhension approchante de l’Etre qui s’installe à chaque respiration et à cet instant tout est perçu pour la 1ère fois,sans repère ou très peu de vie unitive.
      Pour parler du climat propice et en mème temps inconnu qui s’installe quand la présence s’installe et décrire bien partiellement(çà reste très incompréhensible pour la personne!)jusqu’ou se rendre au monde,à l’uni vers comme oublieux involontaire de toutes projections,une petite histoire un matin avec des bédouins dans les hautes dunes du sahara.
      Aucun repère de profondeur et de réelle distance ou proportion,que chaque dune passée au rythme de nos pas et la caravane qui avance avec les dromadères.J e m’adresse à M.,berbère très souriant et très léger dans sa présence et intrigué du peu de repère pour avancer lui demande comment nous nous déplaçons maintenant,et il me répond : »allah ».En une fraction de seconde j’ai réalisé à quel point ils s’en remettaient tous et ensemble,bien au delà d’une croyance,sous le soleil qui monte et la vie qui avance dans un milieu réellement hostile!

      • Mouloud a dit :

        Merci beaucoup Michel, pour ce témoignage.

    • Bonjour Denis, comme lors de chaque grosse confusion que je t’ai exprimé, la réponse, cette fois encore m’a profondément relaxé car elle m’a apporté une grande clarté. Je voudrai tant rester toujours claire devant chaque situation présente et mes chers garçons sont en train de me monter combien je réagis encore inconsciemment .Alors OK je me dis qu’il n’y a pas de compromis, il faut absolument tout lacher , sinon la frustration va continuer. Et pour pouvoir vraiment tout lacher sans effort , je ne vois QUE la confiance…

    • Emmanuel a dit :

      Quelques résonances :

      Le Bouddha n’opposait pas « impersonnalité » et « personnalité », il ne niait pas l’existence bien réelle de l’égo mais là où l’homme se trompe, c’est sur la nature de l’existence de l’égo qu’il croit substancielle, autonome, vivant en soi et séparée des autres alors que l’égo ne vit qu’en relations d’interdépendances avec tout l’univers et changeant constamment. La vague existe bien mais elle n’est que l’eau de l’océan. Cela a l’avantage d’abandonner le désir de se débarrasser de l’égo (car, cela n’est qu’une pensée de plus, qu’une tentation de plus qui nous coupe instantanément du réel ici et maintenant) pour aller droit au but en vivant une vie en totale unité avec tous les êtres à chaque instant car là est la réalité. Quand on vit ainsi, les pensées ne dérangent pas, il n’y pas à les combattre, les rejeter, les craindre et comme on est totalement un avec ce qui est, dans l’instant, les pensées ne sont pas entretenues. Elles flottent, inoffensives, superficielles… Juste boire son café quand on boit son café, juste prendre une douche quand on prend une douche… et continuer cela à chaque instant du quotidien : c’est la compréhension vivante, incarnée, concrète, réelle.

      De part cette nature interdépendante de l’existence, la solitude (évoquée par Nordine) n’existe pas. Ce serait croire en une nature séparée de l’existence.

      Emmanuel

    • Mouloud a dit :

      Bonjour à tous,

      Merveilleux échange sur ce que nous sommes. J’ai beaucoup apprécié. Même si l’interrogation persiste pour certains d’entre nous – certes, au niveau du mental. Merci à tous. Merci à Denis, de nous « jeter » face à ce qui EST. Jusqu’à ce que ce EST « prenne » toute sa place et engloutisse le mental.

    • vincent a dit :

      bonjour à toi Mouloud, heureux de te lire……bonne continuation « ici »!

    • Mu a dit :

      « Le Bouddha n’opposait pas « impersonnalité » et « personnalité », il ne niait pas l’existence bien réelle de l’égo… »

      Oui, réel, mais pas réel en soi, pas doté d’une existence propre, intrinsèque. Finalement, l’ego (de la personne et de tous phénomènes, « intérieurs » et « extérieurs »), n’est qu’une perception conceptuelle, imaginaire. La manifestation de la conscience non manifestée; l’ego est l’apparence du non-ego, juste l’apparence.

    • yves a dit :

      Finalement il ne reste qu’a s’éveiller, laisser la place à cette chose impersonnel !

    • Emmanuel a dit :

      « Être ICI, est suffisant… Être avec Ce qui Est… simplement… sans la nécessité d’un discours. Se donner une “Pause”… voilà un premier pas vers le “sevrage”.

      « Être ICI, est suffisant… Être avec Ce qui Est… simplement… » : cela suffit, dans cet instant d’unité, c’est la réalisation car tout simplement la réalité est là et elle est totalement vécue. Dans cet instant d’unité, il n’y a pas d’un côté l’égo et d’un autre la conscience non-manifestée, il n’y a pas d’un côté l’apparence et d’un autre le réel, il n’y a pas d’avant, de maintenant, d’après, « il n’y a pas la nécessité d’un discours », il n’y a que l’unité vécue. Il n’y a plus qu’à vivre sa vie. Et comme cette unité avec ce qui est n’est pas une chose en soi, un « acquis » mais un mode de fonctionnement de l’esprit et du corps qui s’harmonise constamment avec le processus dynamique du vivant, le « contact » (ou le « laisser contacter ») doit être sans cesse effectivement pratiqué. Le problème c’est que le mental ne s’en contente pas : il veut en faire quelque chose, il pense en un éveil ailleurs, il pense que l’éveil est pour plus tard, il veut, il idéalise, il a soif… Il perd ainsi le contact de ce que pourtant, il est déjà.

      Merci Denis pour cette expression, ce don du coeur donné en résonnance.

      Paix et joie pour tous.

      Emmanuel

    • Irina a dit :

      Il arrive un moment, où avec le  » sevrage « , une constatation plus fine

      rejoint l’abandon de la volonté à créer toutes  » formes « …

      Alors … en se laissant créer… jaillit la réponse créative…

      Reste un élan , mélange d’Amour et d’humilité… pour Rien,

      juste pour la Présence…

      Cette constatation touche l’expression, l’expérience et la relation avec toutes formes….

      Comme si, notre volonté abdiquait, et lâchait les rênes de tout pouvoir…

      Se vivre dans l’instant impersonnel, avec aucun espoir de secours,

      puisque dans tout espoir il y a encore une volonté de création…

      une volonté de  » faire « …

      Abandonner la Création, c’est abandonner le pouvoir de  » former « …

      c’est ne plus nourrir la  » personnalité « …

      Reste l’Amour sans forme !

      C’est le pas, simple et ordinaire de ne plus imaginer prendre le pouvoir de Dieu !

      Merci !

    • Ce que tu écris Irina résonne tres fort au Coeur… Merci

      « C’est le pas, simple et ordinaire de ne plus imaginer prendre le pouvoir de Dieu ! »

      Oui, ne plus imaginer prendre le pouvoir de Dieu, mais ‘être’ une simple expression de Dieu…

      Merci à tous

    • vincent a dit :

      oui ne plus imaginer… »que ta volonté soit faite »…. et en être une simple expression…….

      cela aussi résonne très simplement en mon cœur, merci Irina, Roselyne!

    • yves a dit :

      le fond et la forme vous etes Dieu!

    • Amen… ;o)))

    • vincent a dit :

      alléluia! alléluia!….alléluia.!……;o)))))))))))))

    • Emmanuel a dit :

      « ne plus imaginer prendre le pouvoir de Dieu ! », chère Irina, et je rajouterai, ne plus imaginer que Dieu prenne le pouvoir (sourire) !

      « reste l’Amour sans forme » et l’amour avec forme qui me permet de t’embrasser et te souhaiter la belle journée de la non-dualité !

      Chaleureusement,

      Emmanuel

    • Irina a dit :

      Oui oui oui…

      Les mots du coeur pointent tous vers la même direction…

      Heureux ceux qui les reçoivent au bon endroit…

      Belle journée pour tous.

      Merci !

    • vincent a dit :

      Comme disait quelqu’un « heureux les pauvres en esprit, le royaume de dieu, leur appartient »!;o)

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