Entre deux pensées

La simple ouverture contient toute la Liberté. Loin d’être un néant prêt à nous engloutir, c’est un Ciel infini qui nous embrasse. Nous n’atteignons pas ce Ciel. Nous nous éveillons à lui. Nous retrouvons un “héritage”, une “filiation” que nous avions oubliés. Tel un errant, nous vivions en exil, sans toit, sans foyer, alors que nous foulions les terres du Royaume sans ne les avoir jamais quittées.

Billet écrit par Denis Marie

Auteur de “L'éveil ordinaire, le don du coeur”, publié aux éditions l'Originel-Charles Antoni, en novembre 2007.

  1. 11 commentaires

    • Nous sommes le Royaume même du Ciel et de la Terre,

      La transparence de l’univers et l’atome des étoiles,

      L’immobilité du Rien et le mouvement du Tout

      Personne pour danser, mais la Danse… éternelle…

      Joie Amoureuse d’être…

    • vincent a dit :

      Très beau et simple « La simple ouverture contient toute la Liberté. » c’est bien là une clarté-luminosité de l’instant, ouverte, disponible, plonger sans plongeur! lâcher le rebord de la piscine, l’eau nous porte, confiance, laisser être…..tout va bien…tout va bien,.la joie de l’eau, ça flotte, ça flotte…..rien à comprendre tout est déjà là se laisser saisir! quoi d’autre? (peut être un Nespresso pour le goût et la joie ! sourire)

      Merci Denis

    • Irina a dit :

      Ouvrir les yeux … émerveillé !

      C’est LÀ…

      Comme la pulsation du monde

      comme la lumière vivante

      comme la rencontre unique

      C’est LÀ…

      et ce n’est plus moi !

      Je ne suis pas les tourments et les tempêtes,

      les batailles et les pleurs,

      je suis ce qui SURVIENT

      ce qui EST !

      Merci Denis.

    • Jean-Claude a dit :

      Le coeur habillé d’éternité,

      Je te souris

      Je te reconnais

      Je me reconnais

      Éternité

    • Mouloud a dit :

      La simple ouverture… Je suis retournée au message du 6 octobre 2009, L’Espace originel. J’ai éclaté de rire encore une fois. Sans raison. Mais ça s’est terminé très vite. Je crois comprendre et ne comprends rien. Je vois et ne sais que dire. Je pense et tout est parti.

      Quel Chemin !

      Merci, Denis. Bien à vous tous.

    • Emmanuel a dit :

      Merci Denis de donner, de délivrer le parfum subtil de ce qui est, de nous inviter à demeurer en confiance, de nous guider de tes merveilles dans les fonds sans-fond.

      J’ai regardé une vidéo où tu parles du silence. Il me semble que le silence = de l’air quasi immobile (tu sais que le silence, d’un point de vue acoustique n’existe pas : l’homme dans une caisse totalement insonorisé entend… les bruits de son corps !) et que les bruits = des vibrations d’air. Je dirais qu’il n’y a en réalité que des ondes, des vibrations vivantes. En ce sens, la Base (avec un B majuscule) dont tu parles me semble, selon « mon » expérience, être une avec ce qui apparaît, la surface. C’est pourquoi j’ai du mal à l’appeler Base, à mettre des majuscule. Je ressens juste l’unité, la vibration. Qu’en penses-tu ?

      D’un seul coeur !

      Emmanuel

    • Denis a dit :

      Bonjour Emmanuel,

      Le plus souvent, j’emploie le terme “Base” comme synonyme de Ciel, de Nature ou d’Absolu. Le jaillissement n’est pas séparé de la Base, tout comme la vague ne l’est pas de l’océan. J’y mets une majuscule parce que c’est l’absolu qui contient le relatif. Les vagues vont et viennent dans l’immuabilité de l’océan.

      Bien sûr, le langage relatif a ses limitations. De tout cœur, Denis

      • Emmanuel a dit :

        Bonjour Denis,

        « L’absolu qui contient le relatif », le son ou le mot qui jaillit du silence… au plus profond de l’expérience, je ne vis pas tellement cela : je ne vois pas un contenu et un contenant, une impermanence dans la permanence… Juste un seul instant, une seule onde qui inonde de paix et d’amour, l’eau de la vague et de l’océan. Je suis toujours curieux de voir ce que tu exprimes de ton ressenti à ce sujet. Merci de ton attention.

        Bien à toi,

        Emmanuel

        • Denis a dit :

          C’est une explication, ce n’est pas du ressenti. Ici, je m’adresse au mental. Mais, comme je l’ai déjà dit : “je ne suis pas mon esprit”.
          ;-)

    • claude a dit :

      Bonsoir Denis,

      bien que participant pleinement à ce qui est dit, « simplement être »

      que l’on retrouve dans bon nombres d’enseignements (traditionnels ou pas),

      j’arrive à « deviner » que le problème c’est le conditionnement à la pensée.

      Nous ne savons plus « fonctionner » autrement qu’au travers de cette activité cérébrale, que d’aucuns appellent le mental qu’il faudrait détruire, supprimer, etc.. suivant certains discours pour accéder à l’éveil, à la réalité, peu importe le terme employé.

      C’est assez logique en fait dans le sens que nous fonctionnons depuis très longtemps (depuis l’âge de 3-5 ans ?) de cette façon. Notre vie est vécue à travers cette déformation qu’est la pensée. Le voir c’est une chose, s’en séparer (non la détruire comme il est souvent dit dans certains enseignements) c’est une autre !

      A l’époque ou l’on parle beaucoup d’addictions (nourriture, drogue, tabac,…) n’y a t il pas un sorte d’addiction à la pensée ?!

      Et comment contourner cet obstacle ?

      Merci pour ta réponse, avec toute mon amitié.

    • Denis a dit :

      Bonsoir Claude,

      Précédemment, dans un ou deux billets, j’ai abordé la notion d’addiction du point de vue de l’esprit.

      L’écueil, c’est que nous abordions le « problème » depuis la pensée. Finalement, on pourrait dire que ce n’est qu’une question propre au mental, comme beaucoup d’autres, pour ne pas dire tous les autres ! Le corps peut se revêtir de nombreux habits, il n’en reste pas moins nu. Souvent, à l’écoute d’assertions, je pose la question suivante : « Est-ce que c’est vrai ? » Est-ce que c’est vrai du point de vue de la vérité ?

      “Contourner l’obstacle” pour reprendre ton expression, c’est “contourner” le mental, TOUT le mental. Après, c’est combien nous parvenons à en faire le tour… :-) ou plus simplement, à ne rien faire véritablement. Tout est parfait et le demeure… n’est-ce pas ? Je ne suis pas mon esprit” est un slogan qui, selon notre écoute, peut nous donner à Voir (nous inclus), tel que c’est, sans personne pour juger, ni interpréter.

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