Le “livre” n’est pas une histoire.
17 sept 2009 | 6 commentaires | par Denis Marie | dans Fond et forme, Relatif dans l'absolu
Tout est une histoire. Dans le sens, où “on se la raconte”. Il n’y a pas à interrompre spécialement ces histoires. Il s’agit de ne plus nous vivre, en nous-mêmes, comme une histoire. Nous sommes un peu comme le livre qui contient toutes les histoires.
La réalisation tient dans le fait de se reconnaître indépendant et libre de toute histoire. Nous comprenons que celles-ci sont issues de nous, mais que nous ne sommes pas issus d’elles. Nous pouvons donc en raconter autant qu’il nous plaît. Toutefois, dans la démarche de connaissance de Soi, il n’y a pas à se raconter à soi-même. Sinon, nous nous transposons sur le plan des histoires et nous continuons d’être illusionnés.


Billet écrit par Denis Marie
Auteur de “L'éveil ordinaire, le don du coeur”, publié aux éditions l'Originel-Charles Antoni, en novembre 2007.
6 commentaires
Bonjour Denis
« La réalisation tient dans le fait de se reconnaître indépendant et libre de toute histoire. »
il se peut aussi que cette indépendance et liberté vis à vis de toutes les histoires, mettent fin à certaines histoires qui n’ont plus lieu de se poursuivre. Tu dis : »Il n’y a pas à interrompre spécialement ces histoires. » quand certaines s’arrêtent ce n’est pas une volonté délibérée, cela est ainsi.
peux tu développer le passage « dans la démarche de connaissance de Soi, il n’y a pas à se raconter à soi-même. »
merci
Bonjour Vincent,
Oui, tu as raison, beaucoup d’histoires tombent d’elles-mêmes.
« Peux-tu développer le passage « dans la démarche de connaissance de Soi… »
Oui, je peux développer. Cependant, s’il n’y a pas à se raconter, ça ne fait pas grand-chose à dire ; c’est direct !
tout à fait, mais je l’ai entendu…c’est direct
merci avec joie et amour de te lire dans ce qui ne parle que de nous, merci encore!
Cher Denis,
Il apparaît évident que nous ne sommes pas le personnage pathétique qui semble trôner au coeur de l’histoire mais si nous devenons l’auteur de l’histoire , il n’y a pas beaucoup de différence …
En même temps derrière chaque question ( même les plus nobles… )je vois bien ce profiler toujours la même pathétique tentative pour le questionneur (ou l’acteur de l’histoire )pour valider son existence.
de tout coeur
Jean-Claude
Cher Claude,
Se raconter une histoire, c’est comme faire une boucle. L’émetteur envoie un message, mais dans ce cas, il y a « retour à l’expéditeur ». C’est peut-être une façon de se rassurer ! Pourtant, si nous sommes l’émetteur, nous connaissons déjà le contenu du message. Pour le dire autrement, le simple chant de l’oiseau proclame l’oiseau qui le chante.
coucou!
De tout coeur, Denis
Cher Denis,
Parfois il suffit de peu de mots…
ton « coucou » me va droit au coeur
Jean-Claude