Nous sautons de forme en forme en prenant soin d’éviter le fond. Nous adhérerons à de nouveaux concepts, plus subtils, mais finalement, notre référentiel reste le même.
Si la forme est le vide, pourquoi ne pas se contenter du vide, du non formé ? Pourquoi faire une distinction et ne pas voir le fond dans toutes formes ? Lorsque vous le verrez, c’est par jeu que vous bondirez, que vous “formerez” !



Billet écrit par Denis Marie
Auteur de “L'éveil ordinaire, le don du coeur”, publié aux éditions l'Originel-Charles Antoni, en novembre 2007.
14 commentaires
oui… et encore, je me dis justement ces jours-ci que le jeu avec les formes, si on ne « fait » que ca, cache peut être encore une certaine méconnaissance du fond, car dans ce fond il y a une espèce d’invitation à un « jeu divin », un jeu sans forme, le jeu de l’amour inconditionnel, de l’immuable et de son rayonnement…
Mais j’ai l’impression que plus on joue à ce jeu là moins on joue à tous les autres… c’est peut être ce qui nous retient encore un peu!
Bonjour Denis, Daniel et à tous
Je reprendrai le dernière phrase de Daniel « Mais j’ai l’impression que plus on joue à ce jeu là moins on joue à tous les autres… c’est peut être ce qui nous retient encore un peu! »
Qui me rappelle la conversation que nous avons eu ensemble Daniel et moi-même jusqu’à deux heures du matin …où tu nous ramenais inlassablement au même point !
Comme si on s’accordait du temps…..dans le temps pour « pourquoi ne pas se contenter du vide, du non formé ? »……..je vois que la constatation demeure toujours la même !
Mais se « contenter du vide » n’est-il pas lui-même, l’ultime saisissement qui est la fin du joueur, la fin du jeu en lui-même qui est le jeu vide sans forme qui se forme lui-même ? Comme tu le dis «Lorsque vous le verrez, c’est par jeu que vous bondirez, que vous “formerez” ! »…lorsque……. !???????? Qui prend soin de l’éviter ???
Il me semble que là encore c’est le vide de forme qui prend la forme de l’évitement, ce ne peut être que constater ! Se saisir perpétuellement de cela n’est-ce pas encore le jeu d’un possible qui éviterait ……… ! Cela n’est-il pas aussi ce qui se passe comme cela se passe, jusqu’à son terme ? Qui évite ??
Merci de ton écoute…je suis toute ouïe !
Je dirais que c’est la “croyance” qui évite.
La forme est vide, mais le “personnel” (le formé) ne le voit pas. Il se croit différent.
Pour lui, cette différence est son identité. Aussi, il la maintient coûte que coûte.
Alors, il lui faut voir, réaliser, constater que cette identité n’est pas ce qu’il est fondamentalement.
Celle-ci correspond à une définition de “l’impersonnel”, une forme liée à une histoire.
C’est un peu comme une grimace sur un visage.
Lorsque le “personnel” se détend, que notre grimace “atterrit” dans le visage,
en “l’impersonnel”, nous sommes libres de faire toutes les grimaces…
Il n’y a plus d’identification, de maintien, pour l’une d’elles en particulier.
Le visage Est sans maintien.
Merci de ta réponse (je poursuis)
Tu dis :
« Alors, il lui faut voir, réaliser, constater que cette identité n’est pas ce qu’il est fondamentalement. »
– En cela, pour ce qui est de « voir, constater » c’est pour moi ce que j’appelle l’aspect dynamique de soi qui fond en Soi donc …réaliser ! Mais ici, il n’est rien d’autre que « voir et constater » justement « le jeu de cette croyance qui s’effrite et s’amenuise dans « ce voir, cette constatation » pour moi, ici « voir suffit » il s’actualise de lui-même, s’approfondit …comment, je ne sais pas, ça voit et la perspective change d’elle-même, mais pour « réaliser » là, je dirai que « Cela » s’en charge.
Ce n’est pas de l’ordre du personnel car ce n’est qu’une fausse perspective ! Donc l’identification cesse d’elle-même par sa propre reconnaissance, les grimaces peuvent grimacer ! il me semble que là, la « croyance » s’alimente elle-même quand tu dis « Pourquoi faire une distinction et ne pas voir le fond dans toutes formes ? » La distinction est le fait « même de la croyance », mais « voir » est l’acte même qui consume la croyance !
Quant à « réaliser », c’est la « croyance » elle-même qui s’est consumée par l’acte même de « voir et constater »………..pour moi il n’y a rien d’autre à faire que laisser cette dynamique, ce feu, consumer cette croyance « au personnel « qui se pense différent (une croyance) !
Mais peut être y a-t-il là un éclairage à apporter !….Merci
Nous partons de l’illusion et l’illusion à des intentions.
Ces intentions, aussi bonnes soient-elles, posent le problème qu’elles entretiennent la dynamique de l’illusion (le rôle, ou le personnel).
Il y a donc une façon d’utiliser cette énergie en la retournant sur le « personnel », afin qu’il « s’ouvre », qu’il se démystifie, se connaisse impersonnel.
La dynamique n’est pas un problème en soi, c’est la direction (la projection) qui fait que la croyance est entretenue.
Merci (je poursuis)
Nous partons de l’illusion !……c’est la direction (la projection)…qui est entretenue…. »….subtile projection qui maintient la croyance ! C’est pourrait on dire un cercle vicieux.
« Il y a donc une façon d’utiliser cette énergie en la retournant sur le « personnel », afin qu’il « s’ouvre », qu’il se démystifie, se connaisse impersonnel. ».
Alors, ou « voir » démystifie le personnel, ou nous voyons en partant de l’illusion et c’est un cercle vicieux !
Mais là je n’arrive pas à accrocher, car dans ce « voir » peut importe ce que chacun va y mettre car personne ne peut savoir ce que voit « un autre » ; dans ce voir, on voit l’histoire dégringoler, quelque chose n’arrive plus vraiment à se reconstruire, et parfois prend place une paix d’être simplement. Il y a comme une désidentification, une fluidité dans ce qui se passe !
Si « nous entretenons aussi l’idée que nous partons de l’illusion » n’est-ce pas aussi valider sans arrêt cette projection cette subtile croyance?
Si nous ne partons pas d’une illusion, cela signifie que nous sommes éveillés et que et tout va bien, Vincent. “La forme et le vide, le vide est la forme.” Alléluia !
“Voir”, ne se limite pas à un constat. C’est une émergence créatrice (l’Amour !!).
Au début, c’est comme si “nous” Voyait, mais en fait, “nous” est le Voir (on revient au titre du billet).
Ok! Merci de cette réponse, , fort lumineuse…maintenant c’est bon, je ne poursuis plus (sourire)
bonne soirée à toi et à tous, merci de ton écoute et de tes réponses « éclairantes »!
« Voir» ne se limite pas à un constat…
Voir nous place au centre, au coeur de nous-mêmes…
Voir et l’extérieur et l’intérieur,
Voir et le personnel et l’impersonnel,
dans un même mouvement dynamique, orienté par la Présence…
La Présence Voit… et elle s’ouvre au fond…
Merci Denis, merci Vincent pour ces échanges « éclairants »…
L’existence entiere serait-elle un grand jeu de role, sans acteur,
Le role se laisse agir
Il n’y a pas de conducteur de voiture, mais un déplacement sans effort
Il n’y a pas de mère ou de père, mais de l’amour agissant pour l’enfant
Il n’y a pas d’artiste, mais des impressions qui le touchent et s’expriment
Tout peut se jouer, Ici, et c’est « plein »…
Non-duel…
Merci Denis, merci à tous
Tout est là incompréhensible rien ne justifie toutes ses belles phrases mais tout y participe.
Le fond et la forme !
Bonsoir à tous, et bonsoir Denis dont je viens de découvrir le « travail »,
Je reviens à la proposition du billet « [...] c’est par jeu que vous [...] formerez ».
Et ainsi, que « faire » de cela ?
Merci
Bonsoir Annabelle,
“que « faire » de cela ?”
Cette question ne risquerait-elle pas de nous “ramener en arrière” ?
Bonjour Denis,
En vous remerciant pour votre réponse,
Oui, cette question me ramène en arrière. Non pas la question elle-même, mais sa cause : le manque d’intérêt pour un motif de formation spécifique. Le jeu n’étant point un centre d’intérêt en soi.
Etre,
un centre,
vide de forme,
mais non-vide,
Dans un corps (ou du moins avec un corps à entretenir),
nécessite un mouvement (une activité phénoménale),
Entre nécessité et jeu, il y a juste une différence d’identification, me semble-t-il.
Comment com-prendre cet éveil ordinaire à la lumière de la réalité matérielle et de : « Nature Profonde d’où surgissent les événements et les actes sans notion de causalité volontaire (intuition) »
Sans s’éloigner du Coeur, bien sûr.
Ceci étant déposé, J’aime beaucoup vos blogs et vous envoie toute ma gratitude pour ce que vous nous faites partager,
ps : et vais tâcher de ne pas trop me prendre au sérieux !