Splendeur de l’ordinaire
19 août 2008 | 9 commentaires | par Denis Marie | dans Notre Nature, Présence spontanée
Il s’agit de l’état simple et parfait auquel il n’y a rien à ajouter. Tout ajout, tout ornement jure, détonne tel un maquillage plâtreux et superflu.
Nous ne pouvons que “l’avoir”, que “l’Être”, puisqu’il est l’état primordial, l’état ordinaire non-élaboré.
Nous n’avons pas à faire quelque chose afin de l’obtenir. Plus modestement, il nous revient de repérer et d’abandonner ce que nous faisons, ce que nous ajoutons à notre comportement et qui nous masque cette simplicité, cette spontanéité.


Billet écrit par Denis Marie
Auteur de “L'éveil ordinaire, le don du coeur”, publié aux éditions l'Originel-Charles Antoni, en novembre 2007.
9 commentaires
Bonjour Denis,
Celui qui voit et ce qui est vu ont la même Nature,
Ce serait de cette rencontre, de cette fusion que jaillit la spontanéité ?
Cela veut il dire que celui qui même silencieusement regarde,
observe, ce témoin attentif, s’abandonne à cette évidence ?
Merci Denis
Irina
Oui, le visage pur de l’instant…
Espace libre, paysages immobiles…
Un oiseau traverse le ciel…
Irina
Oui, un oiseau passe et les mots s’envolent…
De tout cœur, Denis
entendre l’invitation
dans le coeur
Jean-Claude
Bonjour Denis,
Bonjour à tous,
Je sens et ne « vois » pas ce qui est déjà là. Quelle tristesse, quelle frustration, que cet intellect qui veut tout comprendre et analyser l’évidence! Il y a pourtant, je le sens, cette nostalgie des origines, comparable, notamment à celle de l’enfance innocente et insouciante. Avec l’âge et le temps qui passe, les choses ne sont plus – ne paraissent plus – aussi simples.
Amitiés,
Mouloud
Bonjour Mouloud,
Cette nostalgie des origines… c’est le Désir d’Être !
comme le dit Denis page 149, chapitre 15 de son livre » Il n’y a pas à prendre notre Désir pour de la frustration. Le Désir s’exprime et attend une réponse de notre part, une attitude ».
Le Désir peut avoir aussi un goût de souffrance, relisez le chapitre 13 page 127 « Une promesse dans l’écorce de l’échec »
Toute les réponses sont dans le livre de Denis !
Ce sont des pages qui réveillent, qui nous poussent à comprendre et à s’aimer.
C’est beaucoup plus qu’un livre, car nous pouvons nous y rencontrer.
Relisez encore et encore chaque phrase, faite vibrer chaque mot, découvrez ce qu’ils font comme écho en votre coeur,
laissez vous pénétrer par les textes sans aucune idée préconçue, sans commentaires, avec confiance,
laissez vous imprégner par ces conseils,
restez juste dans cette ouverture d’accueil, avec au fond du coeur ce Désir, cette soif…
Amicalement,
Irina
Bonjour,
Merci, Irina, pour ce rappel. Parfois, la « vie » – le mental – prend le dessus et l’on est englué dans le jeu en se prenant trop au sérieux au jeu qui n’est en fin de compte, qu’un jeu de la manifestation.
Merci à tous.
Mouloud
Merci Irina pour ces rappels.
Bonjour Mouloud,
Si vous fermez les yeux, que voyez-vous ? Rien, l’obscurité, allez-vous me dire.
En fait, bien qu’il n’y a rien à voir, pas de sujet particulier, “ça Voit”.
Ce ne sont pas les yeux qui Voient. C’est l’être, le cœur.
Le Voir est Présence, il est éclat spontané.
La Lumière, la Présence, n’ayant rien à éclairer, puisque les yeux sont fermés, Elle reste en quelque sorte en Elle-même. Voir est immense, tout comme le silence. Aussi, du fait de notre accoutumance au bruit et au remplissage cela nous ennuie et nous éprouvons le besoin compulsif de le masquer, de le combler.
Voir est l’état simple et nu, l’état spontané. Ce n’est pas comme “regarder” qui implique une relation sujet/objet. Voir ne va pas “se mettre en route” à un moment donné. Étant l’état premier, il est tout le temps là. C’est plus comme si nous en négligions la valeur. Nous définissons cet état comme vide, tout comme le silence et nous le “dépassons”, nous lui tournons le dos…
Il y a encore “un poing qui cherche la main”… La question n’est pas de trouver.
Que l’on trouve ou pas, ça n’a pas d’importance. Il y a une main dans le poing !
Recevez, Voyez la Présence simple, ce qui reste, ce qui Est, ce vide, ce silence, Soi.
Laissez-vous rejoindre…
Amicalement, Denis
Merci, Denis.
Amicalement,
Mouloud