Être arrivé avant de partir
6 sept 2007 | 6 commentaires | par Denis Marie | dans Présence spontanée
L’éveil ne s’atteint pas, ne se développe pas. Ce n’est pas un état second, mais l’état premier. Si l’éveil est origine, vérité, absolu, perfection… alors, tout cela est déjà accompli et fait partie de nous. Le seul qui peut prétendre qu’il n’en est pas ainsi, c’est notre esprit.
En fait, c’est un chemin de simplicité qu’il nous faut “emprunter”, et c’est tellement simple, tellement vrai, qu’il n’y a plus de chemin, plus d’éloignement. Comment l’esprit peut-il le voir et l’admettre ? Parce que toute cette affaire, lui compris, est comme un jeu illusoire. Tout cela à la nature du rêve. Depuis toujours, il n’y a de vrai que cette Présence, que cet « ici » qui s’actualise. Nous ne sommes pas un chemin, une histoire ou une pensée, nous sommes le vivant. Nous sommes le Soi immuable, origine du rêve, de l’esprit, de l’éloignement, du chemin.


Billet écrit par Denis Marie
Auteur de “L'éveil ordinaire, le don du coeur”, publié aux éditions l'Originel-Charles Antoni, en novembre 2007.
6 commentaires
il me semble Denis que pour ceux en qui « Cela » s’est actualisé, ‘l’illusion est « vue » et le mental, la pensée n’interviennent plus, elle est seulement une modalité un vecteur de transmission de ce « qui est » c’est tout!
Mais pour ceux qui essaye de comprendre à partir de « l’esprit » de « l’histoire » dont ils se croient dépositaire (sens du moi, je etc….peu importe le nom)il y a un fossé infranchissable tant que « Cela » ne mets pas fin à l’histoire qui ne fut jamais! N’est-ce pas en fait un dialogue de sourd, car qui entend ces mots et essaye de comprendre? Ne sommes nous pas à jamais seul avec nous même, nos projections, notre jacassement perpétuel, notre dialogue sans fin….sans réponses….jusqu’à que « Cela » se reconnaisse tout simplement?
« Il y a un fossé infranchissable tant que « Cela » ne met pas fin à l’histoire qui ne fut jamais! »
Comme tu le dis fort bien « qui ne fut jamais ».
Il ne s’agit pas seulement de comprendre, mais d’ ENTENDRE.
Nous connaissons la réponse, mais nous ne l’Entendons pas !!
tout à fait c’est bien de cela qu’il s’agit…passer de la compréhension à l’acte de « voir » ou entendre avec le coeur! Mais c’est bien ce que j’exprime « ce Entendre » ne passe plus par la compréhension c’est donc bien un non événement un déclic, une ouverture peut importe le terme qui s’impose de lui-même? Comme disait aussi Nisargadatta en répondant à quelqu’un » il n’ existe aucune différence entre moi et les autres excepté que je me connais tel que je suis, je suis tout et contrairement à vous j’en ai la certitude…. »
C’est simplement cela que je constate………c’est un peu comme l’amour, quand tout d’un coup nous sommes là, il y a amour gratuit…sinon il ne peut être fabriqué, compris, etc….c’est l’hypnose, la fascination de l’esprit pour cette histoire qui continue. Ou « Cela est » ou « cela n’est pas!
ps: quand je dis ou « Cela est »..ou Cela n’est pas j’entends que « Cela est toujours » Mais au niveau d’où nous sommes nous disons « cela n’est pas ».
« Entendre » c’est se laisser rejoindre. On appelle cela la foi.
Il est possible d’avoir plus ou moins la foi, de l’avoir par intermittence.
Il est donc possible de s’abandonner à l’eau encore un peu plus, jusqu’au point ou l’on ne retient plus rien. Alors, nous réalisons que « ça flotte » « tout seul », comme ça l’avait toujours fait.
(voir le billet : « Atterrir, se détendre dans la simplicité »)
Nous étions « chez-nous ». Mais, nous pensant ailleurs, nous appliquions un « effort », une « tension » pour revenir. C’est justement cette dernière qui nous aveuglait, nous empêchait encore de réaliser le « tout seul ».
ok, merci Denis « ça flotte en bas »! (sourire)!
Se laisser rejoindre c’est juste, on ne peut que se laisser rejoindre sans aucune tension vers…effectivement faire la planche, lâcher le bord et sans agitation nous sommes portés.
c’est vrai…..certainement quelque chose en nous a peur de couler!
merci