Être suffit pour “Être”.
N’est-ce pas la condition première qui nous permet d’agir et de nous reposer ? Pourquoi penser que nos agissements nous empêchent d’être, ou que ceux-ci nous le masquent ? Ou encore, que ceux-ci peuvent l’augmenter ou le diminuer ? Nous nous identifions au mouvement des formes; pourtant, c’est bien la nature du fond qui les rend possibles.
Les rayons du soleil dépendent bien du soleil. À travers leur éclat, ces derniers ne le cachent pas. Au contraire, ils nous confirment sa présence.
L’êtreté ne dépend pas nous. L’êtreté a sa propre loi. Que nous soyons heureux, malheureux, affairés ou inactifs, valides ou invalides une chose demeure : “nous sommes”. Rien de plus ne s’ajoute à cette êtreté. Mais un jour, à un moment donné, nous commençons à réaliser que celle-ci contient tout.



Billet écrit par Denis Marie
Auteur de “L'éveil ordinaire, le don du coeur”, publié aux éditions l'Originel-Charles Antoni, en novembre 2007.
2 commentaires
magnifique, magnifique….nous sommes, rien ne s’ajoute à cela! La Vie se chante pour elle même, elle n’est là pour rien, « gratuité de l’Être » qui s’impose avant toute chose.
Quel beau chant…merci Denis toujours aussi limpide, évident, ton chant est comme le soleil, il brille de lui-même.
Yves
La personnalité n’est que l’illusion d’un rayon du soleil.