Atterrir, se détendre dans la simplicité
5 mar 2009 | 3 commentaires | par Denis Marie | dans Le live, Notre Nature
Ce qui compte, c’est d’arriver “ici”, et de se détendre dans la Présence. Cela revient à reprendre contact avec notre nature primordiale.
L’exemple que j’utilise parfois est celui qui consiste à faire la planche sur l’eau d’une piscine. Cela peut être une aide d’en faire concrètement l’expérience. Pour cela, il suffit de nous allonger sur une eau calme, et de nous en remettre complètement à elle. Tel un morceau de bois, nous nous laissons flotter, inertes, sans intervenir, sans faire le moindre mouvement. Ainsi, nous découvrons, nous constatons comment l’eau nous porte sans que nous ayons besoin de l’aider. Plus nous sommes détendus et plus nous avons la confirmation du pouvoir qu’a l’eau, ainsi que de notre flottaison. C’est comme si notre corps perdait son poids, comme si nous appartenions à l’eau. Nous n’avons pas à essayer de flotter. Ça flotte…
C’est une sensation très libératrice. Il n’y a pas de souci à se faire. Tel un bouchon de liège, l’eau nous soutient. C’est seulement lorsque nous sommes tendus, à nous débattre, que nous sombrons.


Billet écrit par Denis Marie
Auteur de “L'éveil ordinaire, le don du coeur”, publié aux éditions l'Originel-Charles Antoni, en novembre 2007.
3 commentaires
Denis,
J’ai ressenti une grande joie en recevant ton message dans ma boite à mail.
En écho à « ça flotte », c’est aussi la sensation d’être relié.
de tout coeur
Jean-Claude
Bonjour Denis,
Bonjour Jean-Claude,
Cette expérience est mienne quand je suis en état de méditation – que ce soit avec ou sans mantra. Il suffit juste d’être assis tranquillement, ne pas bouger et être à l’écoute de toute sensation. Là, je sens la Présence, je sens l’Illimité. Cependant, une fois sorti de cet « état », dans les minutes qui suivent, la conscience du corps reprend le dessus. Et l’on est encore une fois englué dans la matière et les choses de la vie.
Amitiés,
Mouloud
Bonjour Mouloud, bonjour Jean-Claude,
C’est pour cela qu’il ne s’agit pas de maintenir “un état”, mais de voir, de réaliser comment c’est la Nature qui nous porte. L’action d’atterrir peu intégrer un temps de ralentissement, comparable à la méditation. La détente confiante nous fait abandonner jusqu’à la plus minime intervention. C’est dans cette confiance totale en l’eau et en notre appartenance, que l’atterrissage véritable a lieu. C’est précisément avec cette e n t i è r e t é que le retour “chez Soi” prend effet. DM