
Bienvenue sur le “Journal” qui rassemble des articles en lien avec le sujet et les thèmes abordés dans “L'éveil ordinaire, le don du cœur”.
une Vérité et …
12 sept 2006 | Pas de commentaire | par Denis Marie | dans Honnêteté, Vérité base de tout
… beaucoups d’idées de la Vérité
Il y a une vérité ou bien il n’y en a pas ? S’il y en a une, alors, pourquoi la réduire à des concepts et la reporter ? Pourquoi penser qu’elle sera vraie, qu’elle sera possible plus tard, lorsque telle ou telle condition sera remplie ? Nous disons qu’il y a une vérité, mais en même temps nous ne faisons qu’en parler. Si la vérité existe, elle est ici, elle est vraie et il n’est pas question de la différer. Si la vérité n’existe pas, il n’y a pas à en parler et nous pouvons passer à « autre chose ».
Nous parlons de la vérité, mais nous ne la vivons pas. Nous n’y adhérons pas, nous ne l’assumons pas. En fait, pour nous, ce n’est qu’une idée ou le souvenir d’une expérience, tout comme nous en avons beaucoup d’autres. La vérité ne peut pas être progressive ou optionnelle. Mais nous, nous voulons faire que tantôt elle existe, tantôt elle n’existe pas. Nous voulons pouvoir l’allumer ou l’éteindre comme s’il s’agissait d’une lampe. C’est juste dans notre esprit qu’elle peut venir et repartir. Mais cela n’est qu’une croyance, qu’une manipulation de l’esprit.
Nous adhérons seulement au mental et à des mots, pas à la vérité. Nous voulons garder notre capacité d’étiquetage car cela nous donne l’impression d’exercer un contrôle. Mais cela n’a pour effet que de nous confiner dans l’intellect. Nous nous disons que nous ne sommes pas prêts, que nous sommes bloqués à cause de tel ou tel problème…
Que mettons-nous derrière ce terme de « vérité » ? Pouvons-nous expérimenter ce que nous appelons vérité ? Parler de la vérité fait partie de la vérité, mais nous ne permet pas de la vivre. Comment ce qui est vrai devrait-il le devenir ? Espérer qu’un jour nous serons vrais n’est qu’un fantasme. Cela n’est qu’une théorie, une croyance de l’esprit. Nous nous pensons coupés de la vérité parce que nous la chosifions, parce que nous nous imaginons « à part » et qu’ainsi elle peut s’éloigner ou se rapprocher de nous. La vérité est comme le ciel. Partout, il y a l’espace. Prêts ou pas prêts, coincés ou non, il nous est impossible de lui échapper.
Demain n’arrivera jamais
28 août 2006 | Un commentaire | par Denis Marie | dans Le don
Regardez le ciel, regardez les arbres, regardez les gens qui passent et tout ce qui vous entoure. Tout cela se donne à nos yeux et à tous nos sens. Si tout cela s’offre autant extérieurement, alors, combien plus encore la vérité et la vie s’offrent en nous et en notre cœur !
Nous n’avons pas à « dealer » avec la vie et avec nous-même à travers des méthodes ou des pratiques infructueuses, avec de belles promesses qui remettent à plus tard et nous gardent dans l’ignorance de ce qui s’offre maintenant dans la gratuité et l’abondance.
La vie, le vivant, est don absolu et incessant. L’éclat de cette réalisation rend bien fade tous les objets matériels et immatériels, les plaisirs relatifs, derrière lesquels nous courons indéfiniment. Nous misons sur demain, mais demain n’arrivera jamais. Il est tel l’horizon que l’on ne peut atteindre. Nous sommes « ici », toute notre vie est ici. Les jours et les nuits n’ont pas le pouvoir de fractionner l’instant présent, l’instant de vie.
Je ne dis pas que nous ne devons pas espérer et faire que nos existences s’améliorent. Je dis qu’il y a un éclat de vie, un éclat en « Soi », qui nous illumine, qui nous anime, ici, indépendamment des circonstances bonnes ou mauvaises que nous traversons. C’est un luxe, une extravagance de penser que nous avons du temps, et qu’il nous faut d’abord réaliser nos idées et nos rêves afin d’être heureux. La Vie ne sera pas plus vivante demain. La Vérité ne sera pas plus vraie non plus. Le vrai bonheur, le contentement, ne résulte pas de conditions. Mais, au contraire, de voir qu’il en est libre. Il est dans l’actualisation et la présence vive. Il est dans « ce qui est » déjà. Il ne dépend pas de « ce que l’on a », ni de « ce que l’on n’a pas ».
« Ne vous amassez point de trésors sur la terre, où la mite et le ver consument, où les voleurs percent et cambriolent. Mais amassez-vous des trésors dans le ciel : là, point de mite ni de ver qui consument, point de voleurs qui perforent et cambriolent. »(JC Mat 6, 19)
Inséparable
23 juil 2006 | Pas de commentaire | par Denis Marie | dans Fond et forme
Vous êtes seulement à « une idée » de l’éveil.
Savez-vous laquelle est-ce ?
Quel est ce “chemin” qui va jusqu’à vous ?
14 juil 2006 | Pas de commentaire | par Denis Marie | dans Le live
Nous sommes implacablement « ici » !
Tout ce qui s’est produit depuis notre naissance est mort.
L’ « Être », cette présence vive et spontanée est ce que nous sommes en réalité. Cette réalité, c’est maintenant et non pas dans le souvenir de ce qui est mort, ou bien dans nos extrapolations.
Toute notre vie est ici, tout ce que nous sommes est ici, dans l’actualisation. Tout le reste n’est que la projection impermanente de l’esprit. Tout chemin est une illusion de l’esprit, de la fumée pour ne pas rencontrer la réalité. Nous sommes simplement et naturellement, ici, au moins depuis notre naissance. Depuis ce jour, ça n’a pas changé.
Alors, dans quel « ailleurs » vous situez-vous ? D’où pensez-vous revenir ?
« Où » et dans quel « temps » espérez-vous réellement vous rendre ?
Ici, c’est déjà ici, et c’est sans cheminement possible. Ou bien, c’est que nous l’imaginons dans un « ailleurs », dans un « autre » ici, qu’il nous faudra tenter de rejoindre, nous privant ainsi d’être « ici »… une histoire sans fin !
Voyez
Voyez en vous ce qui « reste », ce qui ne naît, ni ne meurt.
Voyez « ce » qui survit à tout jeu, bon ou mauvais.
Voyez « ce » qui est là, avant même que vous vous interrogiez à son sujet.
Voyez la présence simple et spontanée, la lumière de vie que vous êtes.
Voyez que c’est dans un propos de l’esprit que nous pensons la perdre
et dans un autre que nous pensons la trouver.
Voyez que c’est encore dans un autre que nous pensons ne pas y arriver.
Voyez que vous n’êtes pas votre propos.
Les propos peuvent mentir, mais la présence de votre Être, elle ne ment pas.
Voyez la présence spontanée qui précède tout.
Voyez la présence inconditionnelle qui se donne sans calcul.
Voyez que tous vos échecs passés ou présents n’y peuvent rien.
Voyez que toutes vos réussites ne vous ont rien apporté de plus.
Voyez que ce que vous êtes véritablement, vous l’êtes déjà.
Voyez que « ce » qui est spontané, est spontané.
Voyez…


