Écho ! … Écho ! …
31 août 2009 | 12 commentaires | par Denis Marie | dans Fond et forme, Illusion de vérité
Parler avec le mental, c’est comme le fait de parler avec son écho (ou ego !). Celui-ci renvoie toujours une réponse. Pourtant, il n’y a personne à qui parler. Toute la conversation est factice. Toutefois, si à nouveau vous “lui” parlez, “il” répondra !


Billet écrit par Denis Marie
Auteur de “L'éveil ordinaire, le don du coeur”, publié aux éditions l'Originel-Charles Antoni, en novembre 2007.
12 commentaires
Bonjour Denis, question:
suite à ce que tu dis, est ce que ce qui est « vu » est un reflet de la conversation de son propre echo? Une surimposition permanente de cette conversation?
Merci
Bonjour Vincent,
Je ne suis pas sûr de bien comprendre ta question.
Ce qui est perçu est comme un « reflet » pour l’image, ou comme un « écho » pour le son.
Ce ne sont là que des formes vides qui apparaissent seulement par réflexion.
Si nous quittons le miroir, il n’y a plus de reflet. Si nous cessons de parler, il n’y a plus d’écho.
Il n’y a jamais eu un « second » ou un « autre » à voir ou à entendre. Il n’y a personne avec qui parler.
Merci Denis pour ta réponse qui répond très bien à ma question.
c’était pour être bien sûr d’avoir saisi ce que tu exprimais sur « écho…écho ».
« Il n’y a jamais eu un « second» ou un « autre» à voir ou à entendre. Il n’y a personne avec qui parler. »
oui, drôle de paradoxe pour le mental….et pourtant tellement vrai, comme un rêve en « fait » où sont les autres en dehors de l’esprit du rêveur?
« Toutefois, si à nouveau vous “lui” parlez, “il” répondra ! »
Bonjour Denis
Qui est ce « vous » qui parle avec « lui » ?
Sinon le mental lui-même, qui parle avec lui-même…
Dès le premier ébranlement d’un dialogue, dès la première seconde,c’est le bavardage du mental avec lui-même.
Par contre, « Ce » qui voit « cela », (le dialogue), ne parle jamais.
Amitié, Jean.
Bienvenue Jean sur les commentaires.
Selon ma compréhension, nous parlons à notre esprit, mais celui-ci ne nous parle pas. Il nous aide à nous entendre, tout comme le miroir nous aide à nous voir. Le mental n’est qu’une interface vide que nous investissons.
Généralement, nous disons qu’il émet des pensées, mais en fait, il n’y a qu’une seule pensée qui se module à l’infini. La pensée se déroule telle une mélodie qui sort d’une trompette en une multitude de notes. Un seul timbre ou une seule voix pour un seul souffle. C’est aussi comme un ballon qui rebondit ici et là, sur le pied du jongleur. Chacun des rebonds est en nature vide. C’est uniquement le pied qui leur prête vie et qui crée une continuité.
Amitié, Denis
Bonjour à Tous,
Merci Denis pour ce rappel (je dis souvent rappel, parce que entraîné dans le flot des événements et des histoires personnelles, »on » oublie, parfois). Nisargadatta disait « vous n’êtes ni le corps ni le mental». Et quand il disait cela, il disait vraiment ce que cela veut dire : nous ne sommes ni le corps ni le mental!
Si je ne suis ni le corps ni le mental, qui suis-je?
Il faudrait examiner cela.
Seulement, le problème c’est que le mental va essayer de trouver des réponses. Et il trouve des réponses, après le constat du rien immédiat.
Un rien qui est Conscience.
C’est cela le problème.
Merci à tous.
Mouloud
Cher Mouloud, Chers tous,
Le problème pour qui ?
Qui constate le rien immédiat ?
Bien à vous,
FU NI
Cher FU NI,Chers vous tous,
Je l’ai su après coup. C’est encore le mental et c’est toujours lui qui constate le rien immédiat.
Avant que le mental intervienne, il y a l’indéfinissable.
Bien à vous,
Mouloud
Bonjour Mouloud, bonjour FU NI,
Voilà, on y vient ! Oui, avant que le mental intervienne, il y a « l’indéfinissable ». Mais, ce qu’il nous faut reconnaître, c’est que cette Nature indéfinissable demeure pendant et après. Le son ne remplace pas le silence, le mouvement ne dérange pas l’immobilité. Tous les sons, tous les mouvements s’épuisent. Ils constituent l’expression relative de la Nature absolue. En fait, positifs ou négatifs, ils en sont la confirmation, plutôt que le signe d’une menace.
Bonjour,
A ce sujet voilà ce qu’en dit Poonja :
« Observe tes pensées venir de nulle part.
Si quelque chose vient de nulle part,
quelle consistance peut-elle bien avoir ?
Est-il possible à quoi que ce soit d’arriver de nulle part ?
Tout, sans exception doit être issu de quelque endroit.
Si ca ne vient pas de quelque part, ça n’est rien du tout.
Donc, si la pensée vient de nulle part, elle doit être rien
parce que, seul, rien vient de nulle part »
extrait de « Cela » page 53.
Bon dimanche,
FU NI
Oui tout à fait Denis ce qui apparaît et disparaît n’est nullement une menace, mais une expression, une confirmation de cette nature absolue « qui est » toujours ce dans quoi et par quoi tout le reste émane! Cette « nature indéfinissable est le référentiel de tout ce qui peut advenir, et comme tu le dis aussi avec humour « on s’en fout » nous ne sommes pas cet esprit!
bonne journée à tous
Merci, Denis.
Merci, à Tous.
Bonne semaine.
Mouloud