“Je” recherche confirmation désespérément.

Bien souvent, notre recherche, nos pratiques ne servent qu’à entretenir une demande insatiable de confirmation. Cependant, dans notre égarement, nous sommes bien certains de là, où nous en sommes. Paradoxalement, dans notre confusion, nous sommes bien certains de ce que nous devrions faire, accomplir ou obtenir afin d’y remédier. Mais alors, comment se fait-il que nous soyons toujours en recherche ?

Vous souhaitez “faire une chose” qui va vous révéler le but ? Alors, assumez-vous. Ne vous réduisez pas à ce que vous pensez ou à ce que vous ressentez. Évitez de vous dérober à vous-même, de vous ignorer en cherchant des confirmations. Il n’y a pas de “recherche”, sans “Cela” qui cherche. N’êtes-vous pas “Cela” même que vous cherchez ? La recherche elle-même, ne confirme-t-elle pas “Cela” ?

Billet écrit par Denis Marie

Auteur de “L'éveil ordinaire, le don du coeur”, publié aux éditions l'Originel-Charles Antoni, en novembre 2007.

  1. 24 commentaires

    • Cesar Jean-Claude a dit :

      Bonsoir Denis,
      Bonsoir les amis,
      Dans la tradition hindoue, le « DARSHAN » est un geste très beau et très important.
      Le DARSHAN est souvent pratiqué comme une recherche de bénédiction ce qui revient d’un certain point de vue à une recherche de confirmation.
      Mais le DARSHAN, c’est venir s’incliner aux pieds de celui que l’on reconnaît comme son maître pour ÊTRE VU.
      ÊTRE VU non pas comme un individu qui a besoin d’être reconnu avec ses demandes et ses frustrations mais être vu dans ce que nous sommes ultimement.
      C’est « CELA » qui reconnaît et accueille « CELA » dans tout être et toute chose.
      Dans cet acte ou geste d’abandon nous sommes rendus à nous même et glorifiés.
      Joie du partage
      Jean-Claude

    • vincent a dit :

      bien dit Jean-claude, le Darshan est un geste très beau Il est la reconnaissance de qui ont est à travers le miroir du maître qui nous renvoie à la « présence » que nous sommes!

      Ce Geste est aussi la grâce, car c’est le vivant qui rencontre le vivant ! bien plus que les mots, les écrits, il est l’énergie de vie de la rencontre où le mental se tait et la reconnaissance dans ce silence se célèbre …..belle recherche de confirmation…………ou belle confirmation de la grâce qui met fin au chercheur! Le feu que nous portons en nous est ravivé au contact du foyer qui crépite et fini par l’y rejoindre!

    • Daniel a dit :

      Je ne connais pas le Darshan, mais selon la description que vous en faites, et en mettant de côté une certaine prudence, je dirais qu’ici Denis parle d’un Darshan… avec soi-même !

      Petite différence, mais c’est un abysse…
      Vous parlez tous deux de « cela qui reconnaît et accueille cela », ou du « vivant qui rencontre le vivant »… fort bien, mais alors pourquoi cela doit il se faire avec une autre personne?

      « Assumez-vous  » nous dit Denis. Je crois qu’au final, personne ne peut « nous assumer »…

      Je ne dis pas ça pour asticoter, mais plutôt pour indiquer et peut-être partager cette conviction que je trouve profondément libératrice, renforcée encore une fois par ce billet, que l’ »affaire » ne se situe pas du côté d’un maître et d’un moment particulier…

      …mais plutôt en soi,
      à n’importe quel instant,
      et en toute simplicité :

      nous sommes « cela » qui est là, maintenant, et ceci est vrai avant toute chose, et inclut tout autre chose. Assumer cela, simplement, c’est assumer toute la vérité.

      Bien à vous tous,

    • vincent a dit :

      Bien d’accord avec toi Daniel, ce que j’en dis plus haut n’exclut en aucune façon d’assumer cela en soi-même (façon de parler, car j’aurai plutôt tendance à en rire) !

      Mais j’ai eu plaisir à saisir au vol les propos de Jean-Claude, car j’aime la vie comme elle est, et ces rencontres sont aussi l’expression de ce que nous nous offrons, la vie chantant la vie !

      Et je l’aime aussi dans ces rencontres comme la danse avec soi-même, et je dis au diable les diableries de ce qui se doit ou ne se doit pas…je vis, je laisse celle-ci m’offrir et aimer au-delà d’assumer ou pas ! Car tout cela me dépasse et la joie de laisser la vie m’offrir ce qu’elle veut est un bonheur sans choix, car celle-ci est ce véritable maître intérieur qui joue et prend la forme et l’énergie qui lui plaît.

      J’aime sa danse et je la laisse œuvrer et aimer comme bon lui semble et je dis alléluia sans me préoccuper des concepts………car cela s’actualise en chacun d’une manière unique et vivante !

      Le cœur se fout des mots, il vibre, il aime, il rencontre, il chante quelque soient les événements il est tout entier là. Vive les darshan, rencontre de joie avec soi-même, vive ce seul maître intérieur qui s’amuse de tout pour mieux s’aimer et nous aimer pour se laisser goûter car il n’y a rien à comprendre sinon s’aimer tout entier dans ce que nous sommes, faisons, pensons, chantons….. :o ) :o ) Tout est son expression. Bonne journée

    • Cesar Jean-Claude a dit :

      Oui Daniel,
      nous nous rencontrons dans cette Reconnaissance :
      « Denis parle d’un Darshan… avec soi-même!  »
      pour le reste, avec Vincent,
      chantons, dansons,
      cette Reconnaissance…

      Enfin avec le soleil
      les premières tomates au potager
      rougissent…

      bonne journée
      Jean-Claude

    • Daniel a dit :

      ok je ne peux que me laisser entraîner de bon gré par un torrent aussi joyeux… :-)

      Mais je pensais surtout à tous les autres lecteurs possibles de ce blog, pour qui la simplicité des propos de Denis me semble sans prix.
      Et que peut-être elle ne gagne pas à être mélangée trop vaillamment avec des choses … beaucoup moins simples ?

    • Bonjour Denis, et tous, le nouveau commentaire a été bien lu et a révélé notre unique Réalité à la base de toutes les apparences, comme Denis sait si bien le transmette car à la fin de la lecture, Mon Mental soudain cesse de se tourmenter, et il y a un « blanc » que je savoure… Denis, avez-vous expérimenté toute cette confusion auparavant ?

      • Denis a dit :

        Bonjour Danielle,

        Dans mon cas également, “je” s’est pris pour ce qu’il n’est pas. Jusqu’à un certain point, il est nécessaire de vivre l’illusion pour comprendre ce qu’elle est, et ce que nous sommes. Parce que nous l’avons vécue et reconnue, nous sommes à même de transmettre notre expérience. C’est comme pour tout apprentissage ; le doute engendre le doute et la confiance engendre la confiance.

    • yves a dit :

      Inexprimable réalité !

    • Mouloud a dit :

      Cher Denis,

      Chers vous tous,

      J’ai hésité encore une fois avant de poster un commentaire. Toujours le même, certes :

      dans cet espace, dans ce regard, où le billet est lu, il y a une présence, le fameux « Je Suis », ce sentiment d’exister, sans penser au corps, sans penser aux pensées qui nous traversent ou qui surgissent en nous, il y a cette vision des choses dans l’espace qui s’offre à la VUE, il y a cette vision de la VIE qui se déploie sans aucune volonté de notre part.

      ….

      Cela dit, j’ai assisté ces derniers jours à deux témoignages de réalisation. Celui de deux femmes, l’une, née en France et l’autre, au Québec. Les deux ont connu l’Éveil, sans le chercher. Les deux ont parlé de BASCULEMENT. C’est ce BASCULEMENT qui fait que l’on ne se sent plus vraiment une personne, mais la VIE ELLE-MÊME. Ce n’est pas seulement une compréhension: un BASCULEMENT!

      Un AVANT et un APRÈS.

      Ma question: comment ce BASCULEMENT – de conscience ?

      Cela me fait penser à un vieux poème japonais que j’ai lu, il y a fort longtemps:

      « Au début, il y avait les montagnes.

      Au milieu, ce n’était plus les montagnes.

      Après, c’était de nouveau les montagnes.»

      Cela relève-t-il de notre désire? de notre volonté? du hasard? de la Grâce?

      Les deux témoignages parlent de JOIE, de SILENCE, de CE QUI A TOUJOURS ÉTÉ.

      Quelle nostalgie! Quelle bonheur!

      Je comprends, je sens…

      Et la recherche continue.

      Et il y a encore cette ATTENTE…ce désire de BASCULEMENT… du mental.

      Bien à vous tous.

      • Denis a dit :

        Bonjour Mouloud,

        Nous croyons toujours plus ce que dit notre esprit que ce que voient nos yeux.

        Que vois-tu ici, maintenant ?
        :-)

    • vincent a dit :

      « Il n’y a pas de “recherche”, sans “Cela” qui cherche. N’êtes-vous pas “Cela” même que vous cherchez ?  »

      une aperception immédiate, il ‘n y plus rien à dire!

      « Que vois tu ici maintenant? » et hop pas d’histoire pour confirmer quoi que ce soit.

      Merci Denis, c’est du direct…..le mental, l’esprit se taisent.il n’y a là qu’un « contact » immédiat.

    • Daniel a dit :

      Mouloud je suis toujours impressionné par cette honnêteté et cette franchise dont tu fait preuve dans tes commentaires… c’est direct et ca abolit presque la distance!

      Je trouve aussi que ces récits de « basculement » sont impressionnants et conduisent l’esprit à se demander « et moi, ca bascule? »

      Mais j’ai trouvé des récits de basculement, et j’ai vécu moi même des basculements, qui me font penser que le basculement dépends beaucoup de ce qui suit, comment tout est requalifié, ou pas, et ensuite aussi comment c’est présenté aux autres.

      Mon intuition présente est qu’en prenant un café avec Betty, la québécoise qui parle de son basculement, au matin du dit basculement, elle parlerait sans doute beaucoup plus de la lumière du moment, du goût du café, et de « ici, maintenant », que de toute l’histoire avant après etc.

      Je crois que le basculement est la fin de l’histoire de la personne qui le décrit. Il dépends donc beaucoup de cette histoire et de cette personne.

      Mais le basculement est un basculement DANS quelque chose, n’est ce pas?

      Alors sans doute vaut il mieux regarder cette vérité dans laquelle on bascule, plutôt que le basculement : on revient à la question de Denis « que vois-tu ici, maintenant?  »

      En plus l’avantage de la vérité, c’est qu’elle est nôtre, et toujours présente… alors on peut toujours s’y frotter, et voir qu’on est cette vérité, ici, maintenant!

    • Cesar Jean-Claude a dit :

      Re Bonjour les amis,

      Pardonne-moi Daniel mais je reviens avec la tradition hindoue avec la belle formulation : « GURUBAÏ » qui veut dire : être frère par le Guru.

      C’est beau parce que c’est très concret, que cela m’engage et nous engage.

      Ne nous bloquons pas sur le mot guru et voyons simplement que au-delà du mot guru nous sommes frères par ce qui nous anime, frère par ce qui nous réunit autour de Denis, frères parce que nous avons entendu l’appel, frères parce que nous pouvons nous faire confiance….

      Yvan Amar nous dit dans « Les béatitudes » :

      « Et l’on reconnaîtra que vous êtes les fils de Dieu, parce que vous serez frères des hommes entre vous. »

      C’est simple et c’est bon de se le rappeler.

      C’est beau et merveilleux parce que dans cette Reconnaissance nous pouvons voir que chacun d’entre nous, Mouloud, Vincent, Daniel et j’ose dire Denis et bien au delà de ces quelques noms que nous pouvons citer, nous sommes des aspects uniques et merveilleux de cette Réalité qui chante et danse à travers chacun d’entre nous.

      En toute évidence, cher Mouloud, Ici et Maintenant, il n’y a pas d’Avant , il n’y a pas d’Après et tout le reste en découle…

      J’aime quand j’oublie cette évidence qu’un frère me le rappelle.

      Joie du partage

      Jean-Claude

    • Mouloud a dit :

      Chers amis,
      Je sais par les témoignages que j’ai entendus ou lus, qu’il n’y a ni un AVANT ni un APRÈS. Quand je parle du « basculement », une question de langage, c’est le basculement du mental. Une fois l’Éveil, il va se faire tout petit, reconnaître qu’il n’est qu’une simple fonction. Il n’est plus le maître qui contrôle tout. Les pensées sont vues comme des pensées. ET c’est la VIE – ce que nous sommes? – qui va continuer à se déployer.
      Denis dit bien qu’ « il est nécessaire de vivre l’illusion pour comprendre ce qu’elle est, et ce que nous sommes ».
      Ce que nous sommes!
      C’est Cela que je n’arrive pas, non pas à saisir, je comprends, mais à être Conscient de Cela. Conscient ? Je suis conscient. Les mots sont très pauvres pour dire la soif de rejoindre Cela.
      Ce que je vois ici et maintenant, c’est la vision du monde qui s’offre à moi, cette cuisine – j’ai ramené mon portable dans un coin de la cuisine où il y a une fenêtre parce que je fume et n’aime pas déranger. Ce monde – ou cette vision – tout comme ce corps que j’anime ou que j’habite – est-il à l’extérieur ou à l’intérieur de moi?
      Dans la vision il n’y a que la vision de ce QUI EST.
      Dans les nombreux témoignages sur l’Éveil, y compris celui de Denis, il y a un avant et un après. Cet avant et après est une question de langage. On découvre, que Cela a toujours été.
      Mais, il y a bien eu basculement.
      L’Éveil est-il une immense compréhension?
      Une immense émotion?
      Quoiqu’il en soit, sur ce chemin qui est nôtre, je vous aime.
      “Je” recherche confirmation désespérément, me touche particulièrement.
      Bien à vous tous et à Denis qui nous permet ce partage fraternel.
      Je vous aime.

      Mouloud

    • vincent a dit :

      Cher Mouloud
      Denis dans la très belle réponse faite à Danielle dit : « le doute engendre le doute et la confiance engendre la confiance. » Ce ne sont pas que des mots…..c’est tellement vrai, pourquoi adhérer, valider ce que l’on pense, plutôt que ce que nous sommes ici, maintenant ?
      Qu’est-ce qui nous sépare de nous-mêmes ? Une pensée, seulement une pensée à laquelle nous adhérons !
      Daniel dit : « Alors sans doute vaut-il mieux regarder cette vérité dans laquelle on bascule, plutôt que le basculement : on revient à la question de Denis « que vois-tu ici, maintenant ? »

      - Qu’est-ce que ce « basculement » sinon un commentaire « sur ce quelqu’un » qui veut basculer ! C’est malheureusement toujours l’histoire qu’on se raconte pour perdurer qui engendre donc insatisfaction, doute, recherche etc…mais pour qui ?
      Ce que nous sommes « cette vérité est toujours là » elle n’a nulle besoin de basculer….simplement « la confiance engendre la confiance »…se laisser prendre, laisser œuvrer « dans la confiance » tout le reste apparaît et disparaît parce que « nous sommes avant », le reste ……les pensées de nous–mêmes qui les valide ?
      D’où le thème de Denis
      « Il n’y a pas de “recherche”, sans “Cela” qui cherche. N’êtes-vous pas “Cela” même que vous cherchez ? La recherche elle-même, ne confirme-t-elle pas “Cela” ? »
      - C’est phénoménal, dans ces deux petites phrases « de voir » qu’il n’y a « rien à confirmer » c’est déjà là ! Pas de basculement à attendre (ça c’est la confirmation attendue par l’histoire de ce quelqu’un »………….nous sommes…….ici, maintenant..Que vois-tu ?
      Confiance totale en ce qui en nous, est « la Source de toute chose » c’est tout ! Se laisser contacter par cette vie qui n’attend rien, ne demande rien, elle est cette instant gratuit offert à chaque instant, pourquoi ajourner continuellement en validant « ce quelqu’un qui attend de basculer » ? Où est–il ce quelqu’un ?
      Bonne journée à toi et à tous.

    • Irina a dit :

      Cher Mouloud,

      À la suite du texte de Vincent,

      mon coeur t’envoie aussi une orientation…

      Il n’y a rien de plus concret que la Réalité !

      Réel… Vrais…

      Nous « cherchons » dans l’imaginaire,

      une possible réalité,

      et une… confirmation désespérément…

      « Que vois-tu ici, maintenant » ? nous dit Denis.

      Voir, sentir, entendre, tous ces Verbes

      sont notre Réalité maintenant, instantanée !

      Il n’y a rien d’autre…

      Voir ce que mes yeux voient…

      Entendre ce que mes oreilles entendent…

      Sentir ce que mes perceptions ressentent…

      Cela c’est ma réalité !

      La seule !

      Il en découle une ouverture,

      l’inconnu… de chaque instant,

      le je ne sais rien !

      Et « la confiance engendre la confiance »

      Quelle Merveille !

      De tout coeur.

    • Tarik a dit :

      Cher Denis,
      Cela fait des années que nous échangeons et je me rends compte qu’égoïstement j’ai gardé pour moi toutes ces ouvertures incroyables au cœur que tu m’as permis d’accepter.
      Alors aujourd’hui je voudrais partager l’ouverture finale et elle est le résultat de nos nombreux échanges :
      Je n’attends plus rien de la vie !
      Enfin ! Et surtout plus l’Eveil !
      Et c’est une merveilleuse nouvelle !
      La vie se donne en moi en permanence, inconditionnellement et elle permet à tous mes aspects de fleurir pour rien, pour personne, pour tous, et c’est jubilatoire !
      Je me rends compte a quel point j’étais dans les choux en voulant atteindre quelque chose, ne serait-ce que l’éveil ! Ne voulant plus rien atteindre, ma vie pulse d’une légèreté, d’une félicité qui me font monter les larmes aux yeux car le contraste avec ce que j’ai pu croire est encore saisissant !
      Que s’est-il passé de nouveau ? Rien si ce n’est que quelque chose en moi a accepté que c’était déjà là, avant que les buts et les chemins ne naissent.
      Et c’est dans l’effondrement consécutif à l’acceptation d’une forte angoisse que cet état est devenu évident. Ne cherchant plus à lutter, acceptant la situation (mon émotion d’angoisse) totalement pour ce qu’elle est, une simple émergence, je me suis senti mourir à moi-même, et après quelques impressionnantes réactions (sanglots, douleurs, etc) un espace sans « Je » s’est révélé. Un espace sans Tarik, presque sans corps, sans projets, sans désirs, parfait, vibrant. Je suis mort à moi-même pour me retrouver la Vie même ! Puis l’esprit est revenu, avec ses envies de tirer des conclusions, de tester, de comprendre, de dire « cette fois c’est vraiment fini ! ». Et c’était très bien ainsi, pas de lutte, pas de possibilité d’être deux dans l’émergence….
      Je n’attends plus rien de la Vie mon ami, mais elle émerge en moi sous toutes sortes de formes et le regard c’est inversé ! Je lui fais confiance, je me perds en elle et j’accepte enfin de ne pas savoir ! Comme c’est doux, comme c’est beau, comme c’est libre, comme c’est mystérieux…
      Merci Denis de toutes ses années où tu as écarté mes buts, mes chemins, au fur et à mesure que je te les présentais.
      Merci de ne pas avoir cédé au découragement !
      A présent le vent de mes émotions souffle et gonfle mes voiles ! Mon chemin n’est plus celui de la séparation mais l’exploration d’une perfection qui anime tous les aspects de l’être et qui ne dépend pas d’une histoire.
      Avec tout mon amour,
      Tarik

      • Denis a dit :

        Je m’emploie à redonner ce que j’ai reçu et ce que je reçois. C’est l’Éclat du Vivant qui nous anime et qui œuvre derrière le moindre de nos gestes. La dévotion, c’est l’humilité d’accueil que nous lui réservons. Mais, cet accueil est une réjouissance qui transforme le simple don en bénédiction. Puissions-nous devenir transparents dans cette Lumière, afin qu’elle nous traverse et poursuive sa route vers les cœurs assoiffés. C’est la Lumière qui brille en chacun de nous qui nous adoube et qui libère. Ce n’est pas le pouvoir d’un homme. Hommage à la Lumière de Vie !

        Merci cher ami, pour ta confiance et pour ton témoignage.

    • vincent a dit :

      Merveilleux partage, bel échange c’est une véritable joie…Merci Tarik, Irina, Mouloud, Jean-Claude, Daniel et à Denis de susciter et d’éveiller en nous l’évidence d’être!

    • Denis a dit :

      Ce que nous trouvons devant nos yeux, c’est la Vie ! Par-delà les apparences, la vie est là, sous nos yeux, dans nos yeux et dans l’ensemble de tout notre être. C’est donné et ça se donne infiniment… C’est pour cela qu’il m’est arrivé de dire : “tenez-vous derrière vos yeux”, ou encore, “entrez dans votre propre regard”. Il existe en nous une vue directe, “ça voit”, et notre mental n’a pas de contrôle sur celle-ci. La seule chose que nous pouvons faire, c’est nous détourner de son propos, oubliez le “film”, afin de nous rendre disponible et accueillant. De cette façon, nous pouvons réaliser le “contact”, nous pouvons réaliser le “vivant” dans la Présence et l’énergie de son flux.
      Il ne s’agit pas d’un grand “basculement”, mais plus d’une reconnexion avec l’évidence et l’éclat de l’instant. Lorsque nous nous laissons rejoindre par cela, c’est comme si nous étions en la lumière du “projecteur” ou celle de l’esprit. Je ne dis pas que vous verrez de la lumière, bien que cela soit possible. Mais, ici, vous en goûterez l’énergie particulière.

      L’éveil n’est pas pour l’éveil, ainsi que la porte n’est pas pour la porte, mais pour l’espace auquel elle nous ouvre. Il s’agit de “chez nous”, il s’agit de la Vie, de là où elle réside. Il n’est pas nécessaire de s’éveiller pour le rejoindre, puisque c’est déjà “chez nous”. Plus vous saurez vous y retrouver, plus la vie abondera avec toutes ses qualités merveilleuses de générosité, d’amour, de compassion et de beauté. Forts de cette vie nouvelle, vous obtiendrez la force, la confiance en l’Être et, à travers ce fleurissement, l’éveil ne représentera plus qu’un symbole.

      Merci pour tous vos messages et aussi pour cette passion de connaissance et de cœur qui vous anime. Tout comme vous probablement, j’ai rêvé, loin des enjeux, loin des comparaisons, loin des compétitions et des rangs, d’amitiés sincères et de fraternités spirituelles. Je commence à me dire que ce n’est pas qu’un rêve et que “l’Âge du cœur” est probablement en route.
      Avec vous, Denis

    • vincent a dit :

      merci cher Frère, le cœur est notre maison à tous……ton chant est beau!

      « Aimer à perdre la raison » dit le poète, aimer gratuitement laissons entrer le soleil et brillons de mille feux!

      Merci, merci, merci! Ici, il n’y a pas d’avant, pas d’après mais la vie tout simplement

    • Oui la VIE tout simplement, qui se déploie Ici, infiniment

      Quelle joie de lire ce merveilleux échange à mon retour de vacances !

      Joie d’écrire quelques mots sur cet espace, Denis, où personne ne se prétend ni maître ni disciple, mais des amis de la vraie simplicité, du « regard » sans cause ni prétention…

      Merci…

    • vincent a dit :

      Comme une joie, j’ai lu et relu ou plutôt goûter joyeusement, tous ces témoignages, suite à ton billet Denis, et c’est vraiment « une grande joie » simple qui s’écoule et un merci à vous tous.

      Je retiens de ta dernière intervention ces mots :

      « tenez-vous derrière vos yeux”, ou encore, “entrez dans votre propre regard. »

      là tu dis tout, on se touche soi-même, car cela voit, ce regard est tout ! Il est derrière ses yeux, le contact vivant qui ne demande rien, n’a besoin de rien, ne questionne rien, il s’offre à lui-même sans besoin d’être deux pour être !

      Merci pour ces mots qui ne demandent pas à être compris, mais sentis, tes mots sont vivants directs et transmettent vraiment le cœur qui touche notre cœur…….

      La vie est vraiment belle et parfois un voile se déchire et nous laisse dans l’accueil gratuit car ce regard demeure même si parfois on se perd dans les images pour y trouver confirmation. Mais qu’importe car ce regard qui est « avant » s’impose de lui-même comme une joie quoi qu’il se passe ! Merci Denis pour cette transmission si simple ………….

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