Ne pas se raconter d’histoire, c’est juste ne pas s’en raconter. Ce n’est pas se donner le programme de ne pas s’en raconter. Être sans histoire, c’est être confiant en notre nature qui est libre d’histoire. Tout comme le silence est libre des sons qui résonnent en lui. En fait, ça peut-être une histoire de plus, penser qu’il nous faut être sans histoire. Cela fait partie de ces “bonnes intentions” qui procurent à l’esprit illusionné la mission de maintenir un contrôle.


Billet écrit par Denis Marie
Auteur de “L'éveil ordinaire, le don du coeur”, publié aux éditions l'Originel-Charles Antoni, en novembre 2007.
3 commentaires
Bonjour,
En écho,
un haïku de Hosaï :
il n’y a rien
dans le tiroir que j’ai ouvert
histoir de voir
bonne journée
Jean-Claude
Bonjour,
Merci, pour ce rappel. Il y a encore effectivement de «bonnes intentions» quand nous prenons conscience que l’on est en train de se raconter des histoires.
Mouloud
Comme c’est justement dit « En fait, ça peut-être une histoire de plus, penser qu’il nous faut être sans histoire. »
laisser l’histoire se dérouler nous sommes toujours là, avant l’histoire. Cela me fait penser à Ramana qui disait « que se passe t-il réellement lorsque vous sortez du sommeil profond pour émerger dans l’état de veille? rien, ce qui a lieu se passe sur ce que vous êtes, cette écran blanc où l’histoire qui se déroule ne prête a aucune conséquence! vous êtes là avant toute chose » Simplement laisser l’illusion, l’histoire avoir lieu sans se saisir de l’histoire en pensant qu’il nous faut en sortir,évidence de l’espace de l’humour et du jeu qui se déroule!