Illusion de vérité
1 juin 2009 | 3 commentaires | par Denis Marie | dans Fond et forme, Illusion de vérité
La voix que nous entendons dans notre esprit, c’est la nôtre. Nous ne sommes pas obligés de discuter avec comme s’il s’agissait de quelqu’un d’autre. En fait, elle provient de nous, tout comme ce reflet qui nous regarde dans le miroir.
Nous sommes parvenus à vaincre ce mirage que produisent les miroirs en verre. Cependant, nous sommes restés bloqués devant celui que forme l’esprit. Face à lui, nous continuons de grimacer de façon crédule. Pourtant, tout ce jeu n’implique que nous-mêmes. Notre esprit ne nous dit rien que nous lui ayons soufflé auparavant. Au point que la pensée que nous devrions cesser tout cela n’est à nouveau qu’un reflet, qu’une ombre avec laquelle il est parfaitement inutile de négocier.


Billet écrit par Denis Marie
Auteur de “L'éveil ordinaire, le don du coeur”, publié aux éditions l'Originel-Charles Antoni, en novembre 2007.
3 commentaires
Bonjour Denis,
Cela m’évoque l’image en abîme :
une boite de fromage sur laquelle on voit un corbeau qui tient dans son bec une boîte de fromage sur laquelle on voit un corbeau qui tient dans son bec…
J’ai l’impression que de toute façon nous n’y échappons pas à cette « voix » même dans ce « il est parfaitement inutile de négocier »…
Cela devient délicat et subtil.
Je vois une piste dans ce « de toute façon nous n’y échappons pas » : le lâcher-prise.
merci et bonne journée
Jean-Claude
Bonjour Denis,
Puis je dire ce que ton texte m’inspire…
Puis je dire la façon dont je le ressens…
Déjà, » le voir » vraiment à l’oeuvre … le met KO …
Puis on voit vite qu’un train lancé à toute vitesse a beaucoup de mal à freiner son élan !
Alors ?
Sans chercher le blocage des roues… lui laisser la porte ouverte… plus d’interdits, plus de brimades,
juste être avec, et se poser avec lui dans la réalité de l’instant, le voir s’agiter fait sourire bien des fois…
… Comme un chien attaché qui aboie et grogne tout le temps, qui tire sur sa chaîne, d’un air menaçant…
si la chaîne se brise, reste tout penaud, et inoffensif tel qu’il est réellement…
La pensée retrouve une place juste, au milieu de la présence et de toutes les sensations sans besoin compulsif de verbaliser.
… Briser la chaîne des habitudes mentales, avec une simple orientation, cette nouvelle attitude intérieure donne un éclairage différent…
avec une conviction faite d’expériences, cela encourage, rassure…
Alors,
… le coeur se réjouit, la vie se réjouit, le monde se réjouit….
Merci, de tout coeur.
Irina
Bonjour Denis,
C’est très juste.
Merci.
Merci à tous.
Mouloud