Activite
AAu fil des années et des rencontres, je vois que le rôle que je tiens est comparable à celui d’un “panneau indicateur”. Le panneau n’a pas grand intérêt en lui-même. Ce qui importe c’est la direction qu’il pointe. Celle-ci n’est pas une invitation à un “grand voyage”, mais plus à un “atterrissage”. De même, j’ai tendance à penser que ce qui est inscrit sur le panneau n’est pas si indispensable.
Pour l’instant, je n’ai donc pas l’intention de développer des formations, des séminaires… Par contre, je comprends que pour certaines personnes il semble utile que nous nous rencontrions physiquement. Selon ma disponibilité, j’essaie de répondre aux invitations qui me sont adressées. Ces rencontres restent informelles et confidentielles. Elles se font de façon individuelle ou avec quelques personnes.
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Témoignages des premiers amis
En écoutant Denis…
En écoutant Denis, on revient toujours à une certaine simplicité : la vérité est simple, elle est vraie et elle est ici, tout de suite. La vérité est à nous car nous sommes cette vérité…
Dès que j’ai entendu ceci il y a quelque chose d’instinctif en moi qui a dit « oui, cela sonne vrai, il doit bien en être ainsi, mon cœur me le dit ».
Depuis, en discutant avec Denis ou tout seul, j’ai à maintes reprises expérimenté et retrouvé cette simplicité, voyant que j’existais bien avant mes pensées, en toute simplicité et dans un bonheur spontané, ce bonheur qu’inconsciemment je cherchais à travers toutes mes activités, pensées et aspirations.
J’ai aussi fréquemment douté à nouveau, et pensé que pour goûter à cette simplicité il fallait comprendre autre chose, atteindre un autre stade, constater en moi les signes d’une évolution vers plus de sagesses, etc.
Le principal motif de doute a été les « oublis », toujours fréquents, de ma connaissance de moi, ces moments ou je « redevenais parfaitement normal », m’énervant, m’attristant ou n’étant pas heureux, pour toutes sortes de raisons.
Ces oublis ont très longtemps été pris comme un signe que « quelque chose » n’avait pas été « fini », qu’il manquait comme une coche à ma connaissance de moi, et que l’éveil mythique correspondait justement à cette coche… Et ce malgré les « c’est plus simple que cela » et autre « rien n’arrive » ou « qui existe pour douter ? » inlassablement assénés par Denis lorsque j’essayais de lui vendre mes salades de doutes.
Il y a peu je me suis surpris à « commencer » un de ces oublis, par un énervement soudain en moi, et à le juger, à l’étiqueter : « je me suis encore énervé ».
Or dans la vision globale que j’avais alors il était clair que JE ne m’étais pas énervé. De moi, en moi, une émotion avait fusé, et ensuite une pensée qui la qualifiait.
Un énervement et une pensée en moi, oui, de moi, oui aussi. Mais rien de tout cela n’était moi ! Moi incluait tout cela, le créait, mais ne pouvait en aucun cas être réduit à cela. Cela aurait été comme de réduire le ciel à une étoile filante, juste parce qu’elle fuse et attire le regard par sa luminosité.
Comme le ciel n’est pas une étoile, aussi brillante soit-elle, nous ne sommes pas une pensée, une action ou même un comportement ou trait de notre personnalité. Nous sommes la présence qui inclut tout cela, et lui prête vie. Nous sommes la vie, qui est la toile de fond et l’énergie de toutes nos histoires, bonnes ou mauvaises.
Ayant vu cela sur un événement j’ai su que tout ce que je faisais était de même nature, de tout temps. Et que rien ne m’était jamais arrivé et n’arriverait jamais, puisque j’ai toujours été et serais toujours l’éveil simple, parfait et spontané, sans commencement ni fin, qui prête vie à toute cette histoire qu’on appelle Daniel.
Quoi qu’il se passe et quel que soit le visage que je présente, je reste moi-même, le créateur de tout cela, immuablement.
La vérité est aussi simple et aussi vraie que Denis le dit depuis des années… Il faut le voir pour le croire… Mais pour voir, il suffit, avec honnêteté, de regarder.
Voici donc ma prière :
Regardez !
2008 – denismarie.net
Daniel
Je me suis souvent demandé…
Je me suis souvent demandé ces dernières années ou Denis trouvait cette patience infinie de m’écouter lui poser sans cesse les mêmes questions, et de me redonner inlassablement les mêmes réponses si simples, derrière les multiples formes que les unes et les autres pouvaient prendre au cours des conversations que nous avons eues…
Bien qu’il m’ait toujours paru évident que le discours, l’approche de Denis étaient en quelque sorte faits pour moi, longtemps j’ai oscillé entre des périodes “positives” ou tout me semblait simple et clair, et des périodes ‘négatives’ ou j’avais l’impression de retomber dans mes “vieux démons”, d’échouer à nouveau…
En fait, je jugeais systématiquement ma réalisation à partir des variations de mon esprit et de mon comportement vis-à-vis des circonstances de la vie. Quelque part je refusais d’accepter vraiment ce que Denis m’avait dit tant de fois : Nous ne sommes pas notre histoire. Nous ne sommes pas notre esprit. Nous sommes tout simplement, ici et maintenant.
Un soir au sortir d’une de ces périodes négatives, une impulsion émergea en moi, celle d’une remise en question authentique et entière. Et si ? Et si tout ce à quoi j’avais cru jusqu’à présent n’était pas forcément vrai ? Et si les desiderata de mon esprit n’avaient rien à voir avec l’essentiel ? Et si je m’entêtais dans une idée de ce qui définit l’éveil ou ce qui le valide ? Et si quelque chose en moi refusait de s’être trompé et s’accrochait à sa croyance ? Et pourquoi, et à quoi bon ?
À cet instant de remise en cause totale de mes croyances, une ouverture se fit et quelque chose lâcha prise en moi, comme un nœud qui se défait ou un serpent qui cesse de se mordre la queue. Et je vis clairement que je n’étais pas mon esprit, que celui-ci émanait de moi et faisait donc partie de moi, mais que j’étais “avant” lui et ne pouvais en aucun cas me réduire a lui.
Tant que nous aurons un corps, nous aurons des sensations de plaisir ou de douleur, des pensées de joie ou de tristesse. Mais pourquoi y rajouter un jugement de nous-mêmes, pourquoi nous réduire à ces expériences ? Nous sommes avant tout, immuables et inconditionnels. Nous sommes la vie, nous sommes la présence vive, au-delà du bien et du mal. Et nous ne pouvons pas retomber, puisque nous ne sommes jamais tombés.
La vérité ne demande qu’à être vue. Si nous ne la voyons pas, c’est peut-être juste que nous avons nos mains devant nos yeux… alors, ouvrons les bras et accueillons-la, accueillons-nous, de tout notre cœur.
Nassim
La première fois…
La première fois que j’ai rencontré Denis, j’ai avant tout été frappé par la douceur de son regard, un regard aimant, un regard qui prend soin mais pas vraiment dans ce monde.
Un regard « dans la lune » comme il dit…
Au fur et à mesure de nos échanges, j’ai trouvé rapidement en lui non pas un maître, mais un ami, un frère spirituel.
Il ne m’a de toute façon jamais laissé l’occasion de le poser sur un trône !
À chaque fois que je suis venu lui parler de mes doutes ou de mes « réalisations », il m’a simplement renvoyé a ce que j’étais réellement : la source vive, une, donnant vie à la diversité du monde, des pensées et des émotions.
Il l’a fait parfois doucement, souvent avec humour et quelquefois même avec force.
Mais toujours avec beaucoup d’amour.
Les pièges de l’esprit étant subtils, j’ai pendant un long moment recherché ces moments d’ouverture, jusqu’à ce qu’il m’aide à réaliser que l’ouverture n’a eu lieu qu’au sein de l’esprit qui raisonne. Qu’il m’ait fait voir que ce qui est vrai, l’est préalablement à toute conceptualisation ou idée d’ouverture.
Si nous comprenons bien que tout est UN, absolument tout, l’idée même d’un divorce, d’une séparation devient vite impossible et ridicule. Portés par cette reconnaissance de l’unicité primordiale, nous comprenons également que toute la dynamique des phénomènes, qu’ils soient mentaux ou non, ne sort pas de ce règne de l’unicité. L’illusion ne fait finalement que fabriquer artificiellement du « Deux » là où il n’y a jamais eu qu’ « UN » . Je crois que l’enjeu ne se situe pas seulement dans son acceptation, mais également dans la façon dont nous l’actualisons concrètement, à travers la relation que nous établissons avec ce que nous percevons. Car qu’elle soit subtile ou non, la dualité est le moteur de la turbine à vent de l’illusion. Malgré mon acceptation de l’Unicité, aujourd’hui encore, certaines de mes réactions aux phénomènes se construisent sur la base d’une petite amnésie à cette incontestable unicité. Et voilà comment j’en arrive à en perdre la conscience « dans le feu de l’action » des phénomènes. Que l’on s’entende bien, ce que je perds, c’est juste dans l’esprit duel, la conscience de l’unité primordiale. L’unité elle n’a pas besoin de ma réalisation pour être primordialement présente.
Lorsque nous actualisons dans l’esprit la vérité de l’unicité, elle s’accompagne d’une puissante conscience qu’à travers elle, nous communions de fait avec tous les univers et tous les possibles ! Nos pensées, nos émotions, nos sensations : de l’Un qui s’exprime sur le miroir de notre perception. Les orages, les merdes de chiens, la danse des galaxies : encore de l’unicité qui danse devant nos yeux. Cette danse follement fascinante possède un immense pouvoir puisqu’elle est l’expression dynamique de l’éveil dans l’espace, le moment présent de l’unicité.
Reconnaître cela au moment même où la danse à lieu a été pour moi d’une incroyable utilité !
La réalisation de l’unicité, lorsqu’elle est récupérée par l’esprit duel, pourrait paraître intéressante mais un peu froide, intellectuelle et manquant de cœur, de chaleur.
Et pourtant…
Nous avons vu que l’unicité primordiale de notre nature éveillée accueille généreusement en son sein toute la danse des phénomènes. Nous savons aussi que l’expression la plus authentique de notre nature éveillée est l’Amour Universel.
Il est donc facile de comprendre qu’en fait tout ce qui s’élève à nos sens est aussi expression de l’Amour Universel. Nos pensées, nos émotions, nos sensations : de l’amour qui s’exprime dans le royaume de l’unicité! Les orages, les merdes de chiens, la danse des galaxies : encore de l’amour qui danse dans notre espace cognitif!
Tous les phénomènes, absolument tous, sont l’expression sous forme sensuellement perceptible de l’amour universel qui nous anime.
Cet amour, qui est le pouls et la matière première de l’univers, est l’expression de l’espace de l’unicité!
Et surtout ne vous contentez pas de le croire, voyez-le !
« L’illusion ? » : unicité niée, besoin criant d’un amour déjà présent !
« La progression spirituelle ? » : Flots d’amour un peu figés qui fondent et se fluidifient dans l’espace de l’unicité.
Mais parfaitement UN et parfaitement Amour quand même !
Tout est là, et c’est déjà comblé.
2008 – denismarie.net
Rien à vaincre, rien à gagner !
Tarik

