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Simple en esprit

lotusVous savez, c’est tellement simple… Tellement simple…

Notre esprit, quoi qu’il pense, quoi qu’il comprenne est toujours en deçà de cette simplicité.

« Heureux les cœurs purs », « Quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point » (JC).

Nous pourrions avoir cette compréhension qu’il nous faut purifier notre cœur, qu’il nous faut regagner cette pureté que jadis nous avions lorsque nous étions tout petits. Mais voici encore à l’œuvre la logique laborieuse et obsessionnelle de l’esprit. La simplicité est plus simple que l’idée de simplicité, la pureté plus pure que l’idée de pureté. La connaissance du cœur n’est pas le savoir de l’esprit.

Comprendre ou réaliser

Nous ne sommes pas notre esprit. Que sommes-nous alors ?

Face à ce questionnement, nous pourrions être tentés de réfléchir et faire à nouveau appel à l’esprit.

Il y a donc une façon “élémentaire” d’entendre la question. Ainsi, au lieu d’un raisonnement, pour toute réponse, nous “tombons” dans la Présence. Le fait de réaliser ce que nous ne sommes pas, “ramène” à ce que nous sommes, à l’origine de toutes pensées. Rien, pas un mot ne peut dire ou montrer ce qu’est “la vérité”. Indépendamment de toute conceptualisation celle-ci se dit, celle-ci se montre d’elle-même.

Être arrivé avant de partir

L’éveil ne s’atteint pas, ne se développe pas. Ce n’est pas un état second, mais l’état premier. Si l’éveil est origine, vérité, absolu, perfection… alors, tout cela est déjà accompli et fait partie de nous. Le seul qui peut prétendre qu’il n’en est pas ainsi, c’est notre esprit. suite…

l’esprit spontanément libre

Le plus souvent, notre esprit est comme un lieu où il y a tout le temps du bruit. Il est comme une pièce d’eau dont la surface ne se lisse jamais tant nous l’agitons.
Cependant, bien que ce bruit et cette agitation soient entretenus durant toute une vie, à l’instant où nous nous arrêtons, tout se calme instantanément.
La pureté du cœur ne vient pas de nous, mais réside en sa nature, en sa capacité à ne rien garder. Ainsi en est-il des sons, des mouvements qui se trouvent constamment libérés. Ils ne semblent persister que par la répétition soutenue que nous exerçons.